Le référentiel officiel du BP Technicien Animalier en Unité d'Expérimentation rassemble toutes les annexes : activités professionnelles, blocs de compétences, unités d’examen et modalités d’évaluation. Tu peux t’y appuyer pour comprendre ce que le jury attend et comment chaque épreuve est notée. J'ai personnellement utilisé ce référentiel qui m'a permis de structurer mes révisions et ainsi obtenir 16,19/20.
Parcours-le avant de travailler tes annales et corrigés : tu sauras quelles compétences sont ciblées, quels coefficients priment et comment répartir ton temps de préparation. Sacha et moi te conseillons de garder ce référentiel ouvert pendant tes entraînements pour vérifier si tes réponses couvrent bien les attendus officiels.
Si tu le souhaites, tu peux également consulter ce référentiel au format PDF.
Pour aller plus loin, nos Fiches de Révision (230 fiches) condensent les notions clés du référentiel et t’aident à passer des exigences théoriques aux automatismes en conditions d’examen.
Référentiel du BP Technicien Animalier en Unité d'Expérimentation
Source : eduscol.education.fr
Brevet Professionnel Animalier (Technicien Animalier en Unité d'Expérimentation)
Sources
Référentiel
Référentiel rédigé et consolidé à partir des sources officielles et des documents PDF liés ci-dessous. Le contenu intègre une mise en forme éditoriale pour faciliter la lecture.
Source(s) web consultée(s) :
Document 1 : Référentiel du BP "Technicien animalier en unité d'expérimentation" - Mai 2019 (PDF, 906 Ko)
Source PDF : https://chlorofil.fr/fileadmin/user_upload/02-diplomes/referentiels/secondaire/bp/taue/bp-taue-ref-052019.pdf
Extraction texte intégrale : 16 page(s).
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RÉFÉRENTIEL DE DIPLÔME Brevet professionnel «Technicien animalier en unité d’expérimentation»
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Mentions légales des photos LEGTA de Vendôme
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SOMMAIRE
5 RÉFÉRENTIEL D’ACTIVITÉS
6 Contexte de l’emploi visé
10 Fiche descriptive d’activités (FDA)
12 Situations professionnelles significatives (SPS)
13 RÉFÉRENTIEL DE COMPÉTENCES
14 Liste des capacités attestées par le diplôme
15 RÉFÉRENTIEL D’ÉVALUATION
Arrêté du 15 mai 2019 portant création de l’option
«technicien animalier en unité d’expérimentation»
du brevet professionnel et fixant ses conditions de
délivrance.
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RÉFÉRENTIEL
D’ACTIVITÉS
Le référentiel d’activités décrit les situations de travail et les activités exercées, les métiers ou em-
plois visés.
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CONTEXTE
DE L’EMPLOI VISÉ
1. Éléments de contexte socio-économique cherche les utilisant. Une recherche à partir d’animaux
doit donc avoir un caractère de nécessité : sa finalité
du secteur professionnel doit être reconnue et il ne doit pas y avoir de substitu-
Le fonctionnement des systèmes biologiques du règne tion possible.
animal est étudié par des équipes de professionnels
spécialisés composées de chercheurs, vétérinaires, 1.2. Les animaux utilisés pour la recherche
techniciens animaliers d’unité d’expérimentation et ou Le ministère délégué à l’enseignement supérieur et à
de laboratoire de recherche. la recherche organise annuellement une enquête sur
les animaux de laboratoire utilisés en France à des fins
Plusieurs types de formation ou expérience profes-
scientifiques. Les informations publiées permettent de
sionnelle sont requis pour les techniciens animaliers
mieux cerner les orientations de la politique à mener
de recherche travaillant soit au contact des animaux
en matière d’élevage des animaux de recherche.
de laboratoire soit au contact d’animaux de station de
recherche. Les premiers ont plutôt une formation de Environ 12 millions d’animaux sont utilisés chaque an-
technicien d’expérimentation animale, les seconds plu- née à des fins d’études scientifiques dans l’Union euro-
tôt une formation d’animalier, spécialisée à l’entretien péenne. Le nombre d’animaux utilisés en recherche en
des animaux de rente. France est passé de 5 millions à 1,9 million ces trente
dernières années. Cette diminution est liée à plusieurs
Les domaines d’utilisation des animaux de laboratoire facteurs comme par exemple l’évolution des protocoles
sont la recherche fondamentale, le diagnostic, la re- expérimentaux et le développement de méthodes al-
cherche médicale et humaine, la mise au point, pro- ternatives et complémentaires.
duction, essais de qualité, d’efficacité ou d’innocuité
de médicaments, d’aliments pour animaux et d’autres La diminution de plus de la moitié du nombre d’ani-
substances ou produits, l’enseignement supérieur ou la maux de laboratoire utilisés en France, a été accompa-
formation professionnelle dans le domaine de l’expéri- gnée d’un doublement des publications scientifiques.
mentation animale. Les animaux utilisés actuellement pour la recherche
sont principalement des rongeurs et en particulier la
L’activité de ces professionnels est centrée sur l’élevage souris (69 %). Celle-ci, de par sa connaissance élargie
et les interventions directes sur l’animal, le maintien de constitue un modèle de référence pour l’étude des
l’état des animaux et leur protection, l’entretien des lo- principales pathologies humaines et animales (cancers,
caux et du matériel, l’enregistrement de données tech- pathologies du vieillissement, maladies de Parkinson et
niques et réglementaires. D’une manière générale ils d’Alzheimer, etc.).
sont chargés de veiller au confort des animaux, dans le
plus strict respect de la réglementation et du bien-être La présence des associations de protection animale
animal. dans les différentes instances nationales et euro-
péennes a permis de renforcer la vigilance sur l’utilisa-
tion des animaux dans le cadre de la bio-expérimenta-
1.1. Le développement de connaissances par la tion. Ces associations ont ainsi fortement participé à la
recherche sur les animaux rationalisation de l’usage d’animaux dans les études et
Aux côtés de nouveaux outils d’accès à la connaissance la recherche.
et de méthodes alternatives d’études, la mise en œuvre
de recherches sur le modèle animal reste dominante 1.3. La Charte nationale sur l’éthique et la
dans la recherche biologique et médicale pour des rai-
sons scientifiques, légales et éthiques.
recherche animale
Le Comité national de réflexion éthique sur l’expéri-
Considérant que les animaux sont des êtres vivants mentation animale (CNREEA), mis en place en 2005 par
sensibles et, qu’à ce titre, une considération particu- les ministres chargés de la recherche et de l’agriculture,
lière leur est due, la recherche est dotée de procédures, a élaboré une Charte nationale énonçant les principes
moyens, évaluations et contrôles pour mesurer la qui doivent être adoptés par les personnes pratiquant
plus-value apportée par l’utilisation d’animaux et véri- des expérimentations sur des animaux vertébrés vi-
fier la possibilité de leur remplacement avant toute re- vants.
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RÉFÉRENTIEL D’ACTIVITÉS
Cette Charte est le fruit d’une collaboration entre repré- nationale, européenne et internationale. Elles prennent
sentants de la société civile, associations de protection en compte toutes les espèces animales concernées,
animale, représentants des professionnels privés et qu’elles soient domestiques ou non, la finalité recher-
publics, et représentants de l’Etat. Elle illustre l’engage- chée, la provenance et la destination finale. Elles dé-
ment des chercheurs et des organismes de recherche finissent les conditions du transport, ses modalités
pour le respect de l’animal. administratives et sa durée, afin d’éviter toute contami-
nation, stress, souffrance de l’animal et inconfort.
La Charte de l’expérimentation animale est destinée à
encadrer la démarche éthique des expérimentateurs et Les unités animales, lieu de vie des animaux destinés
à harmoniser le travail des comités d’éthique constitués à la recherche, sont agréées par les autorités compé-
depuis des années, en dehors de toute disposition lé- tentes et sont construites selon des normes strictes.
gale. Elles prennent en compte en particulier la conception
et l’aménagement des locaux de l’animalerie, les équi-
La Charte énonce les principes qui doivent s’appliquer
pements et l’ensemble des personnes amenées à tra-
dans cette démarche.
vailler directement ou indirectement sur les animaux.
Composée de neuf articles, la Charte précise notam-
ment que : 2.2. Des exigences réglementaires et d’habilitation
zz l’éthique de l’expérimentation animale est fondée pour les personnels
sur le devoir qu’a l’homme de respecter les ani- La réglementation en vigueur en France (articles R214-
maux en tant qu’êtres vivants sensibles, 87 à R214-137 du code rural) a été mise à jour par le dé-
zz tout recours à des animaux en vue d’une expéri- cret 2013-118 et cinq arrêtés datés du 1er février 2013
mentation animale engage la responsabilité mo- publiés le 7 février 2013, en application de la directive
rale de chaque personne impliquée, 2010/63/UE. Cette réglementation est sous la respon-
sabilité du ministère en charge de l’Agriculture.
zz cette responsabilité implique à tous les niveaux
d’intervention une formation éthique et des Elle précise que toute personne intervenant dans les
compétences réglementaires, scientifiques, tech- études animales doit avoir suivi une formation et doit
niques, appropriées aux espèces utilisées, dûment disposer d’une habilitation nominative ou, à défaut, ne
actualisées, pratiquer que sous la direction d’un tuteur habilité au
zz toute expérimentation impliquant des animaux cours d’une année suivant son embauche. Les forma-
doit être précédée d’une réflexion sur l’utilité de tions sont habilitées par le ministère en charge de l’agri-
cette expérimentation, sur la pertinence des mé- culture après avis de la commission nationale de l’expé-
thodes choisies, l’absence de méthodes substitu- rimentation animale (CNEA) au vu du dossier constitué
tives, l’adéquation entre les modèles animaux en- par l’établissement organisant la formation.
visagés et les objectifs scientifiques poursuivis … Les formations obligatoires visent l’acquisition de
connaissances et compétences de base au bien-être
2. Environnement politique, social, animal, à l’éthique et aux bonnes pratiques expérimen-
tales, sur plusieurs thèmes dont :
réglementaire
zz La conception et la réalisation des projets utilisant
2.1. La recherche animale, une activité très des animaux à des fins scientifiques
encadrée zz L’application des procédures expérimentales aux
L’expérimentation animale est encadrée en France animaux
par une réglementation nationale issue d’une directive zz Les soins et la mise à mort des animaux
européenne. La réglementation est inscrite en dans le
Code rural et de la pêche maritime. L’encadrement de Une formation obligatoire et spécifique par espèce est
cette activité par une réglementation spécifique et exi- ensuite nécessaire pour exercer les activités du poste.
geante, vise à garantir le recours à l’animal uniquement Les habilitations obligatoires sont classées par la «Fede-
dans des buts précisés et dans des conditions définies ration of European Laboratory Animal Science Associa-
(fournisseurs déclarés, environnement expérimental tions» (FELASA) selon la nature des activités exercées :
défini, conditions d’hébergement conformes, évalua-
zz Niveau A : Soigneur
tion de la douleur, personnels formés).
zz Niveau B : Praticien des procédures expérimen-
Afin de ne pas encourager la capture sauvage et le tra- tales aux animaux
fic d’animaux, la recherche s’est engagée à utiliser des
zz Niveau C : Concepteur de projets utilisant des ani-
animaux provenant exclusivement d’élevages déclarés
maux à des fins scientifiques
et contrôlés conformément à la réglementation en vi-
gueur. Ces élevages permettent la traçabilité des ori-
2.3. Les comités d’éthique
gines et de la provenance des animaux d’espèces.
Le comité national de réflexion éthique sur l’expéri-
Les modalités administratives de transport et de trans- mentation animale, placé auprès de la commission
fert des animaux sont réglementées par une législation nationale de l’expérimentation animale, a pour mission
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référentiel d’activités
d’émettre des avis sur les questions éthiques soulevées de vie décentes aux animaux. L’application intégrale et
par l’expérimentation animale. simultanée de toutes les normes de sécurité permet
une protection réelle des techniciens animaliers et de
Le comité d’éthique constitue un lieu de dialogue et de
l’environnement.
réflexion.
Selon le type d’animaux : animaux de laboratoire ou
Il donne des avis sur les projets de recherche qui lui
animaux en unité d’expérimentation, l’emploi s’exerce
sont soumis, en se référant aux principes énoncés par
dans des pièces à lumière artificielle et atmosphère
la Charte. Ces avis sont motivés et peuvent être assortis
contrôlée, ou dans des bâtiments d’élevage, ateliers du
de recommandations.
troupeau ou installations expérimentales.
Dès lors que le comité d’éthique a donné un avis fa-
Travaillant dans des conditions particulières, le techni-
vorable au projet, le ministère chargé de la recherche
cien animalier porte une tenue de travail spécifique :
délivre une «autorisation de projet» permettant la réa-
combinaison, gants, lunettes, charlotte, sur bottes …
lisation de ce dernier.
Il manipule des cages, chariots, pelles, balais, seaux,
Les comités d’éthique vérifient que la règle internatio- litières … et également des aliments. Pour les travaux
nalement admise dite des trois R (Réduire, Remplacer, de nettoyage et de désinfection, il utilise des appareils
Raffiner ; selon Russel et Burch, 1959) est toujours ap- sous haute pression (hydro-nettoyeur à haute pression,
pliquée au mieux des possibilités matérielles et des autoclave) et peut être soumis à des taux d’hygrométrie
exigences scientifiques. Actuellement, on observe une élevés et à de fortes chaleurs. L’élevage des animaux
évolution de cette règle avec la prise en compte d’un R et la manipulation des denrées et produits spécifiques
supplémentaire «Replacer les animaux». Cette nouvelle peuvent générer des odeurs, des effluves et des éma-
exigence dans la prise en compte de l’animal induira nations.
des pratiques et activités d’éducation et de socialisation
Le nettoyage des cages, l’alimentation et la surveillance
des animaux afin qu’ils poursuivent leur destinée dans des animaux s’effectuent avec le plus grand soin, en
des parcs ou zoos, des familles ou autres lieux de vie. continu et sept jours sur sept. Dans toutes les unités
Le comité d’éthique participe à la promotion de l’en- animales de recherche, les horaires de travail peuvent
semble des principes éthiques énoncés dans la Charte. être décalés en fonction des besoins des protocoles.
Appellations des emplois
3. Les emplois visés par le diplôme Les emplois de «technicien animalier en unité d’expéri-
Les établissements employeurs sont essentiellement mentation» sont rattachés aux emplois d’élevage d’ani-
des laboratoires de recherche et des laboratoires maux et se trouvent dans la fiche A1408 du Répertoire
pharmaceutiques : Institut national de la santé et de Opérationnel des Métiers et des Emplois (ROME), inti-
la recherche médicale (INSERM), Centre national de la tulée «élevage d’animaux sauvages ou de compagnie»,
recherche scientifique (CNRS), Institut national de la avec les appellations spécifiques : animalier de labo-
recherche agronomique (INRA), des laboratoires phar- ratoire, animalier / soigneur en parc zoologique / soi-
maceutiques pour la recherche et le développement gneur animalier / animalier en parc zoologique.
de médicaments ou thérapies pour les hommes et les Les emplois visés dans le Référentiel des emplois-types
animaux, les facultés de médecine et de pharmacie, les de la recherche, de l’enseignement supérieur agricole
universités, les établissements de l’enseignement su- (REFERENSA) et de l’Agence nationale de sécurité sani-
périeur agricole et vétérinaire, les grands hôpitaux, et taire alimentation environnement (ANSES) sont ceux de
d’autres instituts de recherche. technicien en santé et expérimentation animale.
Les appellations suivantes sont en usage dans les en-
3.1. Conditions d’exercice de l’emploi treprises et les institutions publiques (liste non exhaus-
L’emploi s’exerce au contact d’animaux en captivité, do-
tive) : animalier / animalier d’unité d’expérimentation
mestiques ou non. Pour prévenir tous les risques liés à
ou d’unité de recherche / animalier de recherche / ani-
l’activité, il est impératif de respecter scrupuleusement
malier de laboratoire / animalier de laboratoire de re-
la réglementation et les consignes de sécurité. Ces
cherche / technicien animalier / technicien d’animalerie
risques peuvent être :
d’élevage …
zz liés aux animaux : morsures, griffures, allergies,
zoonoses … 3.2. Place dans l’organisation hiérarchique de la
zz liés à la recherche : produits chimiques, radioac- structure
tifs, microorganismes … En fonction de l’expérience professionnelle, l’animalier
zz spécifiques : port de charges, troubles muscu- travaille sous la responsabilité d’un supérieur hiérar-
losquelettiques, manipulation de machines di- chique généralement appelé «responsable animalier»
verses (robots, autoclave, machine à laver…). ou «responsable de l’animalerie». Il peut être lui-même
en position d’encadrement, avec l’appellation de «tech-
Les règles d’hygiène sont draconiennes pour assurer la
nicien animalier».
réussite des études, éviter la propagation des maladies,
garantir le bien-être animal et permettre des conditions Quelle que soit sa place dans la structure, il organise
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référentiel d’activités
seul ou en équipe les différentes tâches qu’il doit effec- animaux de laboratoire soit au contact d’animaux de
tuer et rend compte à son supérieur du déroulement station de recherche dans le champ de la recherche
de toutes ses activités. fondamentale, du développement en médecine hu-
maine et vétérinaire, du contrôle de qualité des pro-
Quelle que soit sa position hiérarchique, il doit s’assurer
duits médicamenteux humains, vétérinaires et des
du respect des règles (notamment en expérimentation
produits industriels, de l’hygiène, de la toxicologie, du
animale) et du respect des animaux par les personnes
diagnostic et de l’enseignement.
entrant dans l’unité de recherche ou l’animalerie (étu-
diants, chercheurs…). Dans une structure publique ou privée, le technicien
animalier s’occupe d’animaux qui sont l’objet d’études,
3.3. Degré d’autonomie et de responsabilité en traduisant leurs comportements en informations
Le technicien animalier d’unité d’expérimentation doit pour les chercheurs. L’emploi de technicien animalier
être méthodique et méticuleux, attentif et observa- en unité de recherche exige une habilitation de niveau
teur. Il doit savoir adapter son travail aux besoins des praticien.
programmes de recherche et avoir un comportement
Le technicien animalier effectue toutes les activités qui
calme et respectueux vis à vis des animaux, pour favo-
ont pour objectif la gestion, l’entretien et la sélection
riser leur bien-être.
des d’animaux que possède une unité d’expérimenta-
Le technicien animalier doit être responsable et auto- tion. Il veille à la santé, sur la nourriture, la propreté et
nome et doit également rendre compte à son supérieur le confort des animaux dont il a la responsabilité. Il en-
hiérarchique de tout événement pour expliquer les registre, transcrit et transmet toutes les informations et
problèmes constatés sur les animaux du point de vue observations nécessaires aux protocoles de recherche.
de leur santé et de leur comportement. Tout le travail En tant que technicien animalier, il peut être associé à la
est «procéduré». préparation des expérimentations et consulté sur des
questions de bien-être et d’éthique animale.
3.4. Lien avec des statuts d’emploi Pour exercer cette activité, le technicien animalier doit
Pour tous les emplois de technicien animalier d’unité être très observateur car les animaux de recherche
d’expérimentation dans les organismes publics, l’ac- doivent être surveillés du point de vue de leur compor-
cès à un poste de «titulaire» dépend de la réussite à tement et de leur bien-être.
un concours, comme pour toute administration. Au-
jourd’hui, avec les évolutions du cadre d’emploi dans Le technicien animalier est chargé d’effectuer des in-
la fonction publique, le recours aux contrats à durée terventions directes sur l’animal (injections, prélève-
indéterminée ou à durée déterminée se développe et ments…) et de réaliser certaines opérations élémen-
permet des opportunités d’embauche dans l’ensemble taires dans le cadre strict d’un protocole de recherche. Il
du secteur. peut participer aux travaux d’instances réglementaires
comme les comités d’éthique ou des structures char-
Dans la classification professionnelle REFERENSA du
gées du bien-être animal.
ministère chargé de l’enseignement supérieur et de
la recherche, et dans la classification professionnelle Dans le cadre de l’activité, le technicien animalier veille
REFERENSA du ministère en charge de l’agriculture, ces à l’application stricte de la réglementation sanitaire et
emplois appartiennent à la famille d’emplois «produc- environnementale et doit prévenir sa hiérarchie si des
tion et expérimentation animale» de la branche d’activi- animaux subissent des souffrances ou maltraitances.
tés professionnelles A «sciences du vivant». Le respect de la Charte nationale sur l’éthique de la
recherche animale et le bien-être animal sont pour lui
3.5. Évolutions possibles des diplômés dans et des préoccupations permanentes. Enfin il respecte les
hors de l’emploi règles de confidentialité liées à ses activités, pendant et
Le technicien animalier en unité d’expérimentation en dehors du travail.
peut changer d’entreprise ou de structure en restant
dans le même secteur d’activité. Il peut également
changer d’activité pour :
zz s’occuper d’animaux en chenil, parc, zoo…
zz commercialiser des animaux en animalerie ou jar-
dinerie (après avoir suivi une formation spécifique
liée à la vente d’animaux de compagnie)
zz se spécialiser dans les activités de toilettage, de gar-
diennage, d’éducation d’animaux de compagnie.
4. Résumé du métier
Le technicien animalier est indispensable pour la re-
cherche utilisant l’animal. Il travaille soit au contact des
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FICHE DESCRIPTIVE
D’ACTIVITÉS (FDA)
La FDA présente la liste des activités recensées lors d’enquêtes auprès de professionnels. Elle décrit l’ensemble des
activités exercées dans différentes configurations et pour des personnes occupant les emplois de professionnel de
« technicien animalier en unités d’expérimentation ».
Les activités du technicien animalier sont regroupées en grandes fonctions et sont écrites, par convention, sans
pronom personnel, les activités pouvant être conduites soit par une femme, soit par un homme. D’autre part, cer-
taines activités comportent le terme « le cas échéant », ce qui signifie que suivant l’institution et/ou l’organisation des
responsabilités dans le travail, l’activité est mise en œuvre ou non.
Il convient de préciser que dans le cadre de ses activités le technicien animalier respecte la réglementation liée à la
recherche et au bien-être animal, fait preuve de méthode et de rigueur, respecte toutes les procédures de traça-
bilité, applique en permanence la Charte nationale portant sur l’éthique de la recherche animale, respecte et faire
respecter le règlement intérieur et la réglementation liée à la recherche animale et est en veille permanente pour
intervenir sur toute situation problème dans son champ d’activités. L’ensemble des activités se réalise en utilisant
des équipements de protection individuelle.
Dans le cadre de l’emploi de technicien animalier, l’application pendant et en dehors du travail, de règles de confi-
dentialité strictes est requise pour garantir la discrétion des activités du collectif de travail.
Les fonctions et activités dans l’exercice de 1.6. Procède aux différents contrôles nutritionnels exigés
l’emploi « technicien animalier en unités d’expé- par le protocole de recherche
rimentation ». 1.7. Surveille les comportements alimentaires et hy-
Les fonctions et activités sont organisées dans une driques, selon les exigences du protocole de re-
chronologie en cohérence avec l’expérience et la prise cherche
de responsabilités qui différencie l’animalier et le tech-
1.8. Effectue différentes mesures liées au développe-
nicien animalier dans la réalisation du travail au sein
ment et à la croissance des animaux
d’une unité d’expérimentation ou de recherche.
1.9. Assure les soins courants et préventifs selon les es-
pèces, en lien avec le responsable ou le vétérinaire
1.10. Repère et signale les principaux signes cliniques de
1. Maintenance de l’état et soins des animaux
l’animal soumis à un traitement de recherche
1.1. Réceptionne les animaux et les met en lots
1.2. Recherche les anomalies permettant de formuler 1.11. Met en œuvre la prophylaxie et différents traite-
des réserves et réclamations ments, selon les prescriptions
1.2.1. Vérifie l’intégrité de l’emballage ou du conditionnement 1.12. Réalise les prélèvements nécessaires aux contrôles
1.2.2. Vérifie la correspondance entre la commande et les sanitaires des animaux
animaux reçus 1.13. Gère les déchets d’activités de soins à risque infec-
1.2.3. Vérifie visuellement l’état sanitaire des animaux tieux (DASRI) et les déchets expérimentaux, en vue
1.2.4. Vérifie la conformité des documents qui accompagnent de leur élimination
les animaux
1.3. Procède à l’installation et aux déplacements des ani- 2. Maintien du bien-être animal
maux dans l’unité 2.1. Contrôle quotidiennement le comportement et l’état
1.4. Procède à l’identification des cages et des animaux sanitaire des animaux
arrivant et naissant sur le site
2.2. Détecte les anomalies liées au bien-être animal
1.5. Alimente et abreuve des animaux
2.3. Participe à l’évaluation et à l’élimination des causes
1.5.1. Vérifie la qualité visuelle et la conformité des aliments
de stress
1.5.2. Prépare et distribue les rations alimentaires, selon les
exigences de l’espèce et du protocole de recherche 2.4. Veille au respect du programme d’enrichissement du
milieu
1.5.3. Veille en permanence à l’approvisionnement en eau
des animaux 2.5. Assure des activités d’éducation et de socialisation
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référentiel d’activités
3. Maintenance de l’unité d’expérimentation (hygiène 6.3. Suit, vérifie et évalue la qualité du travail réalisé
et prophylaxie sanitaire) 6.4. Contribue à la rédaction des procédures qualités
3.1. Nettoie, désinfecte, stérilise et entretient le matériel (instructions qualité)
utilisé pour l’hébergement et les recherches 6.5. Rend compte du déroulement de ses activités et des
3.2. Nettoie, désinfecte et entretient les zones d’héberge- anomalies constatées
ment 6.6. Trace les données se rapportant à son travail : suivi
3.3. Relève et contrôle les paramètres d’ambiance / d’en- des animaux, des équipements, de la maintenance
vironnement du matériel et des locaux …
3.4. Déclenche la maintenance préventive ou curative 6.7. Rédige des synthèses et compte-rendu
après diagnostic d’un problème de matériel ou de 6.8. Gère le stock des EPI et en vérifie l’état et la conformité
locaux 6.9. Gère le renouvellement des matériels nécessaires à
3.5. Prépare les locaux et le matériel en vue de l’accueil l’élevage et à l’entretien des animaux
de nouveaux lots expérimentaux 6.10. Fait remonter un besoin en matériel et fournitures
3.6. Propose l’amélioration du matériel en vue de son 6.11. Négocie des achats avec les fournisseurs
adaptation au besoin de la recherche
6.12. Participe aux réunions d’équipes et de service
3.7. Concourt au projet et à l’aménagement des locaux
pour améliorer leurs fonctionnalités 6.13. Accompagne des stagiaires et des nouveaux arri-
vants dans leur prise de fonction
4. Reproduction des animaux
4.1. Gère les processus de reproduction des animaux :
systèmes d’accouplement, mises bas, sevrage, re-
nouvellement
4.2. Suit les lignées
4.3. Réalise le génotypage
4.4. Effectue des traitements sur les animaux
4.5. Participe aux interventions obstétricales
4.6. Participe aux soins des nouveaux nés
5. Interventions dans la recherche sous la direction
d’une personne habilitée
5.1. Prend connaissance des protocoles de recherche
5.2. Donne un avis sur le bien-être animal et peut partici-
per au comité d’éthique : use de son « devoir d’alerte
» en cas de non-respect des principes généraux de
recherche
5.3. Met en place les procédures en vue de la recherche
5.4. Réalise des administrations et des prélèvements sur
les animaux
5.5. Réalise des interventions chirurgicales s’il est titulaire
de l’habilitation
5.6. Assure les soins pré et post interventions
5.7. Assiste et remplace le responsable pour des analgé-
sies et anesthésies
5.8. Assiste et procède à des manipulations lors de l’inter-
vention du chirurgien
5.9. Pratique la mise à mort d’animaux
5.10. Prépare les animaux morts pour les autopsies et les
prélèvements anatomiques
5.11. Identifie, stocke et prépare les échantillons prélevés
5.12. Expédie des animaux et/ou des échantillons prélevés
5.13. Actualise ses connaissances en matière d’animalerie,
de réglementation et de recherche animale par la
lecture de notes, dossiers et articles spécifiques en
français et langues étrangères
6. Organisation du travail
6.1. Planifie, prépare et organise les activités
6.2. Répartit, le cas échéant, les tâches et les responsabi-
lités au sein de l’équipe
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SITUATIONS
PROFESSIONNELLES
SIGNIFICATIVES (SPS)
Les situations professionnelles significatives de la compétence (SPS) représentent les situations-clés qui si elles sont
maîtrisées par les titulaires des emplois visés par le diplôme, suffisent à rendre compte de l’ensemble des compé-
tences mobilisées dans le travail.
Ces situations sont regroupées par champs de compétences selon la nature des ressources qu’elles mobilisent et
la finalité visée.
Il convient de préciser que l’ensemble des situations mentionnées s’exerce en respectant la réglementation liée à la
recherche et au bien-être animal, et en appliquant en permanence les dispositions de la Charte nationale portant
sur l’éthique de la recherche animale.
CHAMPS DE COMPÉTENCES SPS FINALITÉS
Surveillance des animaux
Produire des animaux répondant
Réalisation du plan d’accouplement
Élevage et soins des animaux aux exigences des protocoles
Constitution des lots d’animaux pour d’expérimentation
les expérimentations
Prises des mesures définies dans le
protocole
Interventions sur les animaux Mise en œuvre d’un test
comportemental Mettre en œuvre des protocoles
au sein d’un protocole
d’expérimentation sur des animaux
d’expérimentation Réalisation de prélèvements sur les
animaux
Mise à mort des animaux
Inventaire des matériels et
fournitures
Réception des animaux
Assistance technique
Tenue des registres des animaux Contribuer à la qualité et à la
au déroulement d’une
Contrôle de faisabilité technique et continuité du dispositif expérimental.
expérimentation
de la validité éthique d’un protocole
Restitution des premiers résultats de
l’expérimentation
Stérilisation des matériels
Hygiène et prophylaxie de Change des cages sous « poste de
Contribuer à la qualité et à la
l’unité d’expérimentation sécurité microbiologique » (PSM)
continuité du dispositif expérimental.
animale Mise en place d’un plan de
prophylaxie sanitaire
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RÉFÉRENTIEL
DE COMPÉTENCES
Le référentiel de compétences identifie les compétences et les connaissances, y compris transver-
sales, qui en découlent.
Il correspond à la liste des capacités attestées par l’obtention du diplôme. Ces capacités ont été
élaborées en référence aux champs de compétences et aux situations professionnelles significa-
tives présentées à la fin du référentiel d’activités. Elles précisent ce que le titulaire du Brevet pro-
fessionnel «Technicien animalier en unité d’expérimentation» est en mesure de faire.
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LISTE DES CAPACITÉS
ATTESTÉES PAR LE BREVET
PROFESSIONNEL
C1 : Se situer en tant que professionnel de l’expérimentation animale
C11. Développer une culture et une éthique professionnelles en lien avec le vivant
C12. Se positionner en tant que professionnel dans le milieu de l’expérimentation animale
C2 : Elever des animaux pour les expérimentations
C21. Réaliser les soins courants et le suivi des animaux
C22. Constituer les populations d’animaux supports des expérimentations
C3 : Réaliser des interventions sur les animaux dans le cadre d’un protocole expérimental
C31. Effectuer des mesures et tests auprès des animaux
C32. Réaliser des interventions directes sur les animaux
C4 : Assurer un appui technique aux expérimentations
C41. Réaliser la gestion des stocks et des mouvements d’animaux
C42. Effectuer le traitement des données de l’expérimentation
C5 : Assurer la qualité sanitaire de l’unité d’expérimentation animale
C51. Mettre en place des mesures d’hygiène et de prophylaxie sanitaire dans l’unité d’expérimentation
animale
C52. Réaliser l’entretien des matériels, des équipements et des locaux
C6. UCARE
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RÉFÉRENTIEL
D’ÉVALUATION
Le référentiel d’évaluation définit les critères et les modalités d’évaluation des acquis permettant
la délivrance du brevet professionnel.
Le Brevet professionnel Technicien animalier en unité d’expérimentation est un titre organisé et délivré en unités capi-
talisables (UC), spécifique à la formation professionnelle continue et à l’apprentissage. Les unités capitalisables peuvent
être obtenues indépendamment. Chaque unité capitalisable correspond à une capacité du référentiel de compétences
de même qu’à un bloc de compétences.
Les règles communes de l’évaluation des diplômes en unités capitalisables du ministère chargé de l’agriculture sont défi-
nies dans la note de service DGER/SDPFE/2016-31 du 5/01/2016.
A l’exception de l’UC1, toutes les unités capitalisables du Brevet professionnel Technicien animalier en unité d’expéri-
mentation doivent faire l’objet d’une évaluation en situation professionnelle. L’UC1 peut, selon les choix du centre de
formation et sous réserve d’agrément par le jury, se dérouler en situation professionnelle ou selon une autre modalité.
CAPACITÉS UNITÉS CAPITALISABLES PRESCRIPTIONS SPÉCIFIQUES
Évaluation en situation
yy UC1. Se situer en tant que professionnel de l’expérimenta-
C1 professionnelle ou selon
tion animale
une autre modalité au choix
Évaluation en situation
C2 yy UC2. Elever des animaux pour les expérimentations
professionnelle
yy UC3. Réaliser des interventions sur les animaux dans le Évaluation en situation
C3
cadre d’un protocole expérimental professionnelle
Évaluation en situation
C4 yy UC4. Assurer un appui technique aux expérimentations
professionnelle
yy UC5. Assurer la qualité sanitaire de l’unité d’expérimenta- Évaluation en situation
C5
tion animale professionnelle
Évaluation en situation
C6 yy UCARE
professionnelle
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Ministère de l’agriculture et de l’alimentation
Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche
Sous-direction des politiques de formation et d’éducation
Bureau des diplômes de l’enseignement technique
78 rue de Varenne - 75349 Paris 07 SP
Mai 2019
Document 2 : Document complémentaire au référentiel du brevet professionnel option "technicien animalier en unité d'expérimentation"
Source PDF : https://chlorofil.fr/fileadmin/user_upload/02-diplomes/referentiels/secondaire/bp/taue/bp-taue-doccomp072019.pdf
Extraction texte intégrale : 41 page(s).
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DOCUMENT COMPLÉMENTAIRE DU RÉFÉRENTIEL du Brevet professionnel «Technicien animalier en unité d’expérimentation»
Page 2
Mentions légales des photos LEGTA de Vendôme
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SOMMAIRE
Ce document est destiné aux équipes pédagogiques qui mettent en œuvre un Brevet professionnel
option Technicien animalier en unité d’expérimentation (TAUE). Il est associé au référentiel du diplôme
et donne les préconisations essentielles pour l’évaluation certificative de ce diplôme. Il ne reprend pas
toutes les caractéristiques de l’évaluation dans les diplômes en unités capitalisables rénovés, décrites
dans la note de service UC (DGER/SDPFE/2016-31 du 15/01/2016). Pour une bonne utilisation, il est
souhaitable que les membres de l’équipe enseignante aient pris connaissance de cette note de service
et suivi une formation UC : agrément à la conduite de dispositifs d’évaluation.
5 Présentation du Brevet professionnel option Technicien
animalier en unité d’expérimentation
Mise en œuvre de l’évaluation : prescriptions et recommandations
-> Évaluer des capacités en situation professionnelle : quelques principes
-> Cadrage de l’évaluation des capacités du BP TAUE
Compétences
32 Annexes
-> Cadrage national du plan d’évaluation du BP TAUE
-> Fiche UCARE
-> Définition des rubriques d’une fiche de descripteurs de compétences d’un diplôme
Arrêté du 15 mai 2019 portant création de l’option «technicien animalier en unité d’expérimentation» du
brevet professionnel et fixant ses conditions de délivrance.
Tous les documents relatifs au BP Technicien animalier en unité d’expérimentation sont en ligne sur le
site chlorofil.fr
https://chlorofil.fr/diplomes/secondaire/bp/bp-taue
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Présentation du brevet
professionnel
Technicien animalier en
unité d’expérimentation
-> Généralités sur le diplôme
-> La structure du référentiel de diplôme et de son document complémentaire
-> Le cadre règlementaire pour la mise en œuvre du Brevet professionnel Technicien animalier
en unité d’expérimentation
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1. Généralités sur le diplôme
Le brevet professionnel option « Technicien animalier en En apprentissage, la durée de la formation en centre
unité d’expérimentation » (TAUE) est un diplôme du dépend de la durée du contrat d’apprentissage. Au
Ministère chargé de l’Agriculture, qui atteste d’une minimum, elle doit être de 400 heures pour un contrat
qualification professionnelle rattachée au champ d’apprentissage de 12 mois, de 800 heures pour un
professionnel de la production. Il est enregistré au contrat de 24 mois. La durée de la formation peut être
répertoire national des certifications professionnelles adaptée par l’équipe à partir du positionnement du
(RNCP) et classé au niveau 4 de qualification du cadre candidat et de la validation de ses acquis académiques.
national des certifications professionnelles (CNCP)1.
Spécifique à la formation professionnelle continue et à Un brevet professionnel est un diplôme organisé et délivré
l’apprentissage, il peut également être obtenu par la voie en unités capitalisable (UC). Chaque UC correspond à
de la validation des acquis de l’expérience (VAE). Sa une capacité du référentiel de compétences et peut être
rénovation répond au triple objectif d’intégrer les obtenue indépendamment. La validation d’une UC permet
évolutions du secteur professionnel et des emplois visés l’attribution d’un bloc de compétences dans le cadre de la
par le diplôme, de renforcer sa finalité de formation professionnelle continue ou de la VAE.
professionnalisation et d’intégrer la logique compétences
en le construisant à partir du travail.
Un brevet professionnel est une qualification centrée sur 2. La structure du référentiel de
un profil d’emploi qui peut s’exercer dans des
configurations variées. Il vise la prise en charge des diplôme et de son document
différentes situations professionnelles emblématiques de complémentaire
ce profil d’emploi, cette prise en charge supposant le
développement et l’articulation de savoirs, savoir-faire et
comportements professionnels. Comme son nom En cohérence avec les attendus de la loi pour la liberté de
l’indique, le brevet professionnel TAUE cible le profil choisir son avenir professionnel (Loi n°2018-771 du 5
d’emploi d’un technicien animalier qui travaille dans des Septembre 2018) et les prescriptions du code du travail qui
établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs en découlent (Art L6113-1), le référentiel du brevet
d’animaux à des fins scientifiques, avec une double professionnel TAUE, comme ceux des autres diplômes et
dimension d’éleveur-soigneur d’animaux et d’applicateur-
titres du Ministère chargé de l’agriculture, comporte
praticien d’expérimentation : le technicien animalier
désormais trois parties :
apporte les soins nécessaires aux animaux présents
dans l’unité et met en œuvre des protocoles de
recherche, en vérifie la faisabilité technique et - un référentiel d’activités élaboré à partir de l’analyse des
l’acceptabilité éthique, mais ne les conçoit pas. Le brevet emplois et du travail, qui présente le contexte et les
professionnel vise la professionnalisation des « évolutions du secteur relatif à l’option, décrit le/s emploi/s
personnes réalisant des procédures sur les animaux, visé/s, dresse la liste des activités correspondantes,
sans être responsables de leur conception » (NS DGAL/ regroupées par fonctions (ensemble d’activités concourant
SDSPA/2014-207). La formation les prépare à l’ensemble à la même finalité du travail) et décrit les situations de
des travaux qu’elles auront à effectuer dans leur emploi. travail exercées. Dans le cas du BP TAUE, il est commun
La règlementation relative à la protection des animaux à celui du Bac Pro Technicien en expérimentation animale.
utilisés à des fins scientifiques et les principes d’éthique - un référentiel de compétences constitué de la liste des
de l’expérimentation animale a été intégrée dans la
capacités attestées par l’obtention du diplôme. Il donne à
rénovation du diplôme.
voir quels potentiels d’action en situation le candidat
Lorsqu’il est mis en œuvre en formation professionnelle
continue, le brevet professionnel TAUE fait l’objet d’une développera dans son parcours de formation.
formation d’une durée minimum de 1000 heures dont au - un référentiel d’évaluation qui précise, pour chaque
moins 12 semaines en milieu professionnel (cf. Arrêté de capacité, le cadrage de l’évaluation certificative, soit les
création du 15 mai 2019). Cette durée minimale de 12 modalités et les critères retenus pour l’évaluation des
semaines peut être allongée dès lors que le projet capacités du référentiel de compétences.
pédagogique est de nature à exploiter les apprentissages
en milieu professionnel et que les financements pourront
la prendre en compte comme partie intégrante du temps
de formation.
1. cf. Décret n° 2019-14 du 8 janvier 2019 relatif au cadre national
des certifications professionnelles
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Présentation du BP TAUE
Il n’existe pas de référentiel de formation pour les Comme pour tous les autres diplômes et titres en UC, le
diplômes et titres en UC : la nature et les horaires des référentiel du BP Technicien animalier en unité
enseignements ne sont pas fixés ; seul un volume horaire d’expérimentation, le document complémentaire et les
global de formation minimal est défini dans l’arrêté de textes réglementaires associés sont téléchargeables sur
création. Les contenus et l’organisation de la formation le site internet de l’enseignement agricole, dans la
sont élaborés par les équipes pédagogiques en fonction rubrique Diplômes et ressources pour l’enseignement, et
de leur stratégie pédagogique, des opportunités locales la sous-rubrique Formations et diplômes de
et de leurs partenariats avec la profession. l’enseignement secondaire court, à l’adresse suivante :
Un document complémentaire est associé au référentiel https://chlorofil.fr/diplomes/secondaire/bp/bp-taue
du brevet professionnel. Il réunit des prescriptions et des
recommandations pour l’évaluation des capacités du
diplôme, ainsi que les fiches compétences qui ont été
élaborées à partir d’analyses du travail du technicien
animalier en unité d’expérimentation. Ces fiches
rassemblent par champ un ensemble d’informations sur
les caractéristiques des situations professionnelles
analysées et sur les ressources mobilisées dans le
travail : savoirs, savoir-faire et comportements
professionnels.
Le référentiel et son document complémentaire sont les
outils de référence des formateurs qui doivent en prendre
connaissance quel que soit leur domaine d’intervention
pour la mise en œuvre de l’évaluation et de la formation.
3. Le cadre règlementaire pour la
mise en œuvre du BP TAUE
Les règles communes de l’évaluation des diplômes en
unités capitalisables du ministère chargé de l’agriculture
s’appliquent aux brevets professionnels. Elles sont
définies dans la note de service DGER/SDPFE/2016-31
du 15 Janvier 2016.
La mise en œuvre du brevet professionnel est soumise à
une habilitation préalable délivrée par le DRAAF selon
une procédure définie dans la note de service DGER/
SDPFE/2014-109 du 13 février 2014. Les équipes
pédagogiques du BP TAUE élaborent le plan d’évaluation
et les épreuves à partir d’investigations sur les situations
professionnelles rencontrées dans les structures
utilisatrices d’animaux à des fins scientifiques partenaires
afin d’élaborer et d’adapter la formation et l’évaluation aux
caractéristiques du travail dans ces structures.
La construction et l’écriture de l’UCARE sont cadrées par
la note de service DGER/SDPFE/2019-240 du 27 mars
2019 sur les « instructions générales relatives à la mise
en œuvre d'unité d'adaptation régionale à l'emploi
(UCARE) et modalités particulières de mise en œuvre
des UCARE du Brevet professionnel option
“Responsable d’entreprise agricole” (BP REA) ».
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Page 8
MISE
EN ŒUVRE
DE L’ÉVALUATION
Recommandations et prescriptions
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Évaluer des capacités en
situation professionnelle :
quelques principes
Au Ministère de l’agriculture et de l’alimentation (MAA), le Pour chaque famille de situations, il développe un modèle
choix a été fait de rédiger le référentiel de compétences – ou un schéma - d’action qu’il adapte à chaque fois à la
sous la forme d’une liste de capacités conçues comme situation forcément particulière qu’il rencontre. Le passage
des compétences en devenir, qui s’avèreront avec la de la réponse adaptée à la situation unique en cours à la
pratique et l’expérience. Les capacités certifiées peuvent construction d’une réponse plus générique adaptée non
être considérées comme les précurseurs des seulement à cette situation-là, mais aussi à l’ensemble des
compétences clefs du ou des emploi/s visé/s par le autres situations de la même famille signe le
diplôme. Les compétences sont du côté des développement de la capacité. La capacité est donc le
professionnels confirmés. Un nouveau diplômé n’est pas pouvoir qu’a la personne d’adapter la conduite de son
encore un professionnel compétent : il est débutant, action à une famille de situations donnée.
considéré comme « capable ». Autrement dit, l’approche
capacitaire repose sur l’idée qu’un apprenant ayant acquis
les capacités d’un diplôme deviendra compétent en Le référentiel de compétences du BP TAUE est constitué
situation avec l’entrainement. de 6 capacités, qui correspondent chacune à une UC. Les
cinq premières capacités sont définies au niveau national ;
Une capacité exprime le potentiel d’un individu en termes la dernière, qui cible une adaptation à des enjeux
de combinatoire de connaissances, savoir-faire et professionnels particuliers, est laissée à l’initiative des
comportements (MAAF 2010). Elle peut être définie centres.
comme le pouvoir d’agir efficacement d’une personne La capacité C1 est commune à tous les BP, mais elle est
dans une famille de situations, fondé sur la mobilisation et déclinée de manière spécifique à chaque option. C’est une
la combinaison de ressources multiples : connaissances, capacité socle au sens où elle permet le développement
savoir-faire, techniques et gestes, comportements et des autres capacités du diplôme. Elle s’appuie sur les
postures. Par famille de situations on entend des connaissances de base nécessaires à l’exercice
situations proches qui présentent des traits communs : professionnel et vise l’acculturation à un milieu
elles répondent aux mêmes buts, mobilisent les mêmes professionnel particulier, celui de la recherche et de
ressources, font appel à des raisonnements similaires. l’expérimentation animale dans le cas du BP TAUE.
Etre capable, c’est posséder le potentiel d’action Les capacités C2, C3, C4 et C5 correspondent aux 4
nécessaire pour faire face aux situations professionnelles grands domaines/champs d’action professionnelle d’un
emblématiques de l’emploi visé. Ce potentiel repose sur technicien-animalier en unité d’expérimentation, chacun
l’articulation dans l’action du faire, de l’agir, et du penser, d’eux étant associé, pour le BP TAUE, à des espaces
du raisonnement. La délivrance d’un diplôme du MAA d’intervention particuliers : animalerie, laboratoire ou
correspond à l’assurance que la personne qui l’obtient est encore bureaux (cf. schéma).
en mesure de prendre en charge les familles de situations
que recouvre chacune des capacités. Ces dernières ne
couvrent pas toutes les situations professionnelles qu’un
technicien animalier peut rencontrer dans la structure qui
l’emploie, mais ciblent celles qui sont au coeur de son
emploi, les plus significatives de sa compétence.
Capacités et situations sont indissociables : le
développement des capacités passe par des mises en
situations professionnelles variées, qui mobilisent des
ressources plurielles et combinées. Le candidat apprend à
prendre en charge globalement la situation qu’il
rencontre : il s’agit pour lui de manipuler l’ensemble de
composantes de la situation, d’identifier celles qui sont
essentielles pour construire la réponse la plus adaptée à
partir des connaissances, techniques, comportements
qu’il mobilise et articule.
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Page 10
Mise en oeuvre de l'évaluation
Les capacités du BP Technicien animalier en unité d’expérimentation
C1 : Se situer en tant que professionnel de l’expérimentation animale
C11. Développer une culture et une éthique professionnelles en lien avec le vivant
C12. Se positionner en tant que professionnel dans le milieu de l’expérimentation animale
C2 : Elever des animaux pour les expérimentations
C21. Réaliser les soins courants et le suivi des animaux
C22. Constituer les populations d’animaux supports des expérimentations
C3 : Réaliser des interventions sur les animaux dans le cadre d’un protocole expérimental
C31. Effectuer des mesures et tests auprès des animaux
C32. Réaliser des interventions directes sur les animaux
C4 : Assurer un appui technique aux expérimentations
C41. Réaliser la gestion des stocks et des mouvements d’animaux
C42. Effectuer le traitement des données de l’expérimentation
C5 : Assurer la qualité sanitaire de l’unité d’expérimentation animale
C51. Mettre en place des mesures d’hygiène et de prophylaxie sanitaire dans l’unité d’expérimentation
animale
C52. Réaliser l’entretien des matériels, des équipements et des locaux
C6. S'adapter à des enjeux professionnels particuliers
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Page 11
Mise en oeuvre de l'évaluation
Les modalités d'évaluation
Le brevet professionnel Technicien animalier en unité Toutes les UC sont de même nature : chacune d’entre elle
d’expérimentation est organisé et délivré en 6 unités correspond à une capacité globale qui recouvre deux capacités
capitalisables (UC), chacune d’elle correspondant à un intermédiaires. L’unité de certification délivrée est l’UC, mais ce
bloc de compétences dans le cadre de la formation sont les capacités constitutives de l’UC qui doivent être
professionnelle continue ou de la VAE. évaluées.
Principes de l’évaluation en situation professionnelle
De même que le développement des capacités s’appuie La prise en compte des raisonnements qui ont permis d’arriver
sur des mises en situation, la vérification de leur mise en à ce résultat et ont accompagné le déroulement de l’action, de
place suppose de mettre le candidat dans les mêmes types la façon dont le candidat pense son action, des connaissances,
de situation et d’apprécier la façon dont il mobilise et techniques, savoir-faire et comportements qu’il mobilise et
articule les ressources dont il dispose pour faire face à la combine dans la situation, est nécessaire.
situation rencontrée et les adapte dans d’autres situations La construction et l’organisation de l’épreuve doivent donc
du même type. permettre au formateur évaluateur d’accéder à ces
raisonnements et de vérifier l’adaptation du candidat à la
L’approche capacitaire a des conséquences sur situation support de l’évaluation, à des variations de cette
l’évaluation : c’est la capacité du candidat qui est évaluée, situation – de ses caractéristiques - ou à des situations
son pouvoir d’action en situation, pas ses connaissances ni proches. Au-delà de la prise en charge de la situation
ses savoir-faire dans telle ou telle discipline ou dans tel ou particulière qui sert de support à l’évaluation, c’est le potentiel à
tel module. Cela suppose de se démarquer des pratiques s’adapter à l’ensemble des situations d’une même famille qui
d’évaluation basées sur le contrôle de connaissances indique le développement de la capacité et qui est visé dans
déconnectées de leur usage et la vérification de savoir-faire l’évaluation certificative.
procéduraux. La validation d’une capacité nécessite de
réaliser une évaluation globale, en situation, dans laquelle
Le formateur évaluateur, pour juger de la construction de la
le candidat est amené à utiliser et adapter ce qu’il sait et sait
capacité chez le candidat, ne se réfère pas aux seules actions
faire en fonction du contexte particulier qu’il rencontre et
d’exécution – le « faire » – et ne prend pas non plus seulement
des caractéristiques principales qu’il retient pour faire ce qui
en compte les connaissances énoncées. Il regarde comment le
lui est demandé et prendre en main la situation.
candidat a mobilisé et combiné ce qu’il sait et ce qu’il sait faire -
Dans un diplôme de la formation professionnelle visant une ses ressources - dans la situation vécue, dans des variations de
qualification professionnelle, une évaluation « en situation cette situation et dans d’autres situations du même type. Il
professionnelle » est très souvent prescrite pour les vérifie que le candidat a développé le triptyque faire + raisonner
capacités professionnelles. + s’adapter correspondant à la capacité. La nature et les
Dans une évaluation en situation professionnelle, pour modalités choisies pour chaque épreuve doivent donc
vérifier le développement d’une capacité, regarder le permettre, dans le respect du cadre réglementaire, d’une part la
résultat de l’action ou la seule performance du candidat - ce mobilisation des raisonnements et ressources associées,
qui est directement visible ou accessible dans le travail d’autre part leur expression par le candidat.
demandé dans le cadre de la situation d’évaluation - ne
suffit pas.
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Page 12
Mise en oeuvre de l'évaluation
Méthode pour l’évaluation en situation professionnelle
Dans un brevet professionnel, les capacités C2, C3, C4, C5 Au niveau 4, les productions attendues du candidat peuvent
et C6 sont obligatoirement évaluées selon la modalité : « correspondre à la réalisation de travaux, d’interventions :
évaluation en situation professionnelle ». Cette prescription soins courants des animaux, interventions sur les animaux,
ne s’applique pas à la C1, qui peut selon les choix du centre traitements statistiques, etc. Elles peuvent également
de formation et sous réserve d’agrément par le jury, se recouvrir la construction de raisonnements : diagnostics,
dérouler en situation professionnelle ou selon une autre conception d’un plan d’intervention, choix d’intervention à
modalité. réaliser. Dans les deux cas, ce que le formateur-évaluateur
cherche à mettre à jour dans l’évaluation, c’est la réflexion,
Pour rappel, dans les diplômes en UC, chaque capacité la démarche qui a prévalu dans la construction à laquelle le
intermédiaire ne peut être évaluée qu’une fois et le nombre candidat est arrivé. L’évaluation est ciblée sur ce qui a été
total d’épreuves est au plus égal à 1,5 fois le nombre d’UC, pris en compte et mis en lien pour aboutir à la production.
soit 9 dans le cas du BP TAUE. L’ensemble des épreuves Les modalités d’évaluation en situation professionnelle
doit permettre la validation de toutes les capacités du restent à l’initiative des équipes, mais doivent permettre au
référentiel de certification. candidat d’exprimer au mieux son potentiel – sa capacité.
Dans les centres, en amont de la formation, pour construire Dans le cas où la modalité retenue serait celle d’une
les situations et les épreuves supports de l’évaluation production associée à un entretien d’évaluation, quelques
adaptées à l’expression des capacités des candidats, les recommandations spécifiques peuvent être faites :
équipes doivent réaliser des analyses de situations de travail - La production à réaliser, quelle que soit la forme choisie
en lien avec les champs de compétences et les SPS du par l’équipe enseignante, peut faire l’objet de traces qui
référentiel d’activités. permettent de rendre compte de la démarche et du
raisonnement du candidat. Il peut s’agir de documents
Une évaluation en situation professionnelle comporte les écrits, de photos, schémas, croquis, etc..
caractéristiques suivantes : - L’entretien d’évaluation, notamment fondé sur l’utilisation
de techniques d’explicitation, cherche à accéder au
- Elle place le candidat dans des situations les plus proches raisonnement ayant permis cette production. Pour mener
possibles des situations professionnelles emblématiques du cet entretien, l’évaluateur doit en maîtriser les techniques et
profil d’emploi visé par le BP. Elle est donc construite en lien principes associés et bien connaître la capacité qui est
avec les SPS du référentiel de diplôme. visée, son périmètre, les SPS qu’elle recouvre et les
- Elle prévoit la réalisation d’une production, d’un travail ressources qu’elle mobilise, ainsi que les critères qui
(une « tâche ») en lien avec la conduite et l’exercice de permettent de l’évaluer.
ces activités : cette production correspond à la partie «
Le formateur-évaluateur doit formuler une appréciation
observable » de l’action du candidat.
globale sur l’atteinte de chaque capacité intermédiaire au
- Elle met à jour les raisonnements qui sous-tendent et terme de la situation d’évaluation qui permet de vérifier sa
déterminent cette production. Ces raisonnements mise en place, en vue de proposer au jury la validation ou
constituent la partie cognitive, mentale, de l’action du non de chacune des UC, conformément aux textes en
candidat. vigueur.
- Elle permet de regarder la façon dont le candidat, à partir
de la production à laquelle il aboutit, s’est approprié les
caractéristiques de la situation, a mobilisé les ressources
nécessaires et a adapté son raisonnement aux
particularités de cette situation, à des variations de cette
situation et à d’autres situations du même type.
12
Page 13
Mise en oeuvre de l'évaluation
Les références utilisées pour juger de la mise en place des Critères et indicateurs sont reportés dans les
capacités intermédiaires sont constituées par : grilles d’évaluation agréées par le jury.
- les critères déterminés au niveau national qui figurent dans
Pour formuler son jugement, le formateur-évaluateur
le référentiel d’évaluation et sont repris dans le chapitre 1.2
prend également appui sur l’appréciation du tuteur, sur
de ce document. Quel que soit le choix de la situation de
d’éventuelles traces du travail du candidat (documents
travail support de l’évaluation, ils s’imposent à toutes les
écrits, photos, schémas…), qui permettent d’accéder
équipes.
aux résultats et à la réalisation du travail demandé dans
Dans le BP TAUE, chaque capacité intermédiaire est le cadre de la situation d’évaluation, et sur l’expression
évaluée à partir de deux critères qui ciblent les éléments clés de ses raisonnements.
centraux/essentiels à prendre en compte dans l'activité
développée par le candidat pour prendre en charge la Si le maître de stage ou d’apprentissage est au plus
situation et plus globalement la famille de situations dans proche de la réalité du travail effectué, en revanche, il ne
laquelle il se trouve. Significatifs de la capacité, ils orientent maîtrise pas forcément toutes les visées ni la technique
la prise de décision de l’évaluateur, et indiquent les repères de l’évaluation. C’est donc le formateur-évaluateur qui
choisis pour servir de base à la formulation du jugement est in fine le seul responsable de l’évaluation.
évaluatif sur sa mise en place. Ils sont propres à chaque
capacité et donc aux familles de situations que ces dernières
recouvrent.
- des indicateurs propres aux situations supports des
évaluations choisies par l’équipe pédagogique et donc à
définir à partir de ces situations. Contextualisés et concrets,
les indicateurs spécifient les critères. Ils permettent à
l’évaluateur d’investiguer et d’étayer son jugement sur
chaque critère. Ils ne constituent pas une liste de points à
vérifier obligatoirement ; ils ne donnent pas lieu à une
évaluation sommative (x points pour chaque indicateur).
Ceux qui figurent dans ce document sont donnés à titre
d’exemples et ne sont donc pas à prendre tels quels dans
les grilles d’évaluation.
13
Page 14
Cadrage de l’évaluation
des capacités
du BP TAUE
Dans cette partie, pour chaque capacité du référentiel de compétences, sont rappelés le champ de compétences et
les SPS auxquels elle se réfère. Chaque capacité globale est rapidement présentée, de même que ce que recouvre
chacune des deux capacités intermédiaires qui la constituent. Enfin le cadrage de l’évaluation est précisé pour
chaque capacité intermédiaire : les critères d’évaluation obligatoires à prendre en compte et des exemples
d’indicateurs à adapter par les équipes sont donnés.
UC 1 : Se situer en tant que professionnel de l’expérimentation animale
11 - Développer une culture professionnelle en lien avec le vivant
12 - Se positionner en tant que professionnel dans le milieu de l’expérimentation animale
La capacité C1 vise le développement d’une culture du milieu de la recherche dans lequel les diplômés du BP vont
s’insérer et la construction d’une identité professionnelle en tant que technicien animalier en unité d’expérimentation.
L’enjeu est de s’inscrire dans une communauté professionnelle particulière, dont le contexte évolue avec la montée
des préoccupations liées au respect et au bien-être animal et la promotion des modèles expérimentaux ne recourant
pas aux animaux.
Les bases de cette identité professionnelle se construisent progressivement par la confrontation de ses pratiques,
activités, choix avec les caractéristiques du monde socioprofessionnel dans lequel il se prépare à agir. La construction
de cette capacité requiert du temps et de l’expérience ; la formation ne peut qu’initier son développement.
Un grand nombre de domaines (biologie, éthologie, règlementation, philosophie éthique, …) sont de nature à
contribuer à la construction de ressources et de repères pour développer cette capacité. Compte tenu des
controverses et de la diversité d’opinions existantes concernant la place et l’utilisation de l’expérimentation animale
dans la recherche, une réflexion portant sur l’éthique et intégrant les aspects règlementaires est privilégiée pour la
construction de repères, permettant au candidat de se positionner en tant que technicien en expérimentation animale.
Un des champs essentiels de l’identité et de la culture professionnelle en expérimentation animale est le travail en
proximité physique avec tout type d’animaux domestiques ou de laboratoire : il suppose une compréhension
approfondie du fonctionnement et de la croissance des animaux ainsi que de leur comportement (C11) et s’appuie sur
des connaissances en biologie, en zootechnie et en éthologie. L’expérimentation animale induit une mise en tension
des pratiques prises entre deux systèmes de valeurs : l’instrumentalisation des animaux pour servir la recherche dans
le cadre d’une éthique basée sur l’utilité d’une part, la prise en charge du bien-être des animaux et de la souffrance
animale, dans le cadre d’une éthique du soin d’autre part. La formation du technicien animalier en unité
d’expérimentation vise donc à lui permettre de se construire une identité professionnelle double, à la fois d’éleveur-
zootechnicien où l’animal est considéré comme un être sensible dont il convient de prendre en compte le bien-être et
de favoriser la croissance et le développement et d’expérimentateur où l’animal devient objet d’expérimentation. Ces
deux identités professionnelles peuvent entrer en conflit quand il s’agit de décider jusqu’à quel point la souffrance
animale est tolérable pour pouvoir fournir des données d’expérimentation fiables et exploitables par la recherche. Le
technicien animalier est amené à prendre une posture réflexive sur son activité fondée sur une éthique personnelle
construite à partir de la confrontation avec différents professionnels de l’expérimentation animale, chercheurs,
techniciens, animaliers et autres acteurs sociaux ayant des systèmes de valeurs différents ainsi que des lectures et
des débats.
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Mise en oeuvre de l'évaluation
Dans le cadre de la C11, le candidat mobilise des savoirs sur le fonctionnement biologique des organismes animaux,
ainsi que sur leurs comportements individuels et en groupe qui lui serviront à s’adapter et à ajuster son action pour
réagir dans les différents contextes de recherche dans lesquels il va être amené à intervenir. Dans sa pratique, le futur
technicien animalier est amené à développer une relation à l’animal. Au travers de son comportement professionnel, en
s’appuyant sur ses connaissances en éthologie et sur le bien-être animal, il est particulièrement attentif à la qualité de
son approche de l’animal et aux signaux de souffrance.
Dans le cadre de la C12, le futur technicien animalier en unité d’expérimentation identifie la place et les enjeux de
l’expérimentation animale dans différents contextes de recherche, justifie de la nécessité du modèle expérimental/
animal choisi au regard des méthodes alternatives existantes, de ses intérêts et de ses limites. Il se positionne en tant
que professionnel de l’expérimentation animale au regard de son éthique personnelle, de sa double identité d’éleveur et
d’expérimentateur et de la règlementation. Il analyse la cohérence de ses choix.
Compte tenu de son caractère transversal à l’exercice du métier, la capacité C1 n’est pas référée à un champ de
compétences particulier du référentiel professionnel et aucune modalité d’évaluation ne s’impose. Seuls sont imposés
les critères nationaux pour chacune des capacités à évaluer. Les indicateurs doivent être précisés par les équipes et
proposés au jury pour la validation des épreuves.
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Mise en oeuvre de l'évaluation
Les capacités C 2 à C5 sont évaluées en situation professionnelle. Les situations d’évaluation sont élaborées en
référence à des situations professionnelles repérées localement comme significatives des champs de compétences qui
correspondent à la capacité évaluée.
Dans le cas où l’épreuve comporte une production associée à un entretien d’évaluation, la production demandée au
candidat doit s’accompagner d’une trace, écrite ou autre, qui rend compte du travail effectué pour la réaliser.
UC 2 : Elever des animaux pour les expérimentations
21 - Réaliser les soins courants et le suivi des animaux
22 - Constituer les populations d’animaux supports des expérimentations
Cette capacité recouvre l’élevage et la préparation des animaux nécessaires aux expérimentations, quel que soit le
contexte : espaces d’élevage (les animaleries) ou espaces d’expérimentation (les laboratoires). Elle s’appuie sur une
observation et une surveillance constante des animaux pour préserver leur potentiel et repérer les moments propices
pour intervenir.
Rappel des champs de compétences et situations professionnelles significative (SPS) de référence :
Le technicien animalier assure en premier lieu l’élevage et l’acclimatation des animaux accueillis dans l’unité
d’expérimentation : il s’agit d’organiser leurs conditions de vie quotidienne de manière à répondre à l’ensemble de leurs
besoins pour permettre leur croissance d’abord, puis, une fois entrés dans les protocoles expérimentaux, le meilleur
maintien possible de leur condition physique et psychologique. Dans cette optique, la C21 recouvre l’ensemble des
situations professionnelles qui concernent :
- l’entretien et les soins courants des animaux : alimentation, abreuvement, hébergement (paramètres d’ambiance),
toilette, éducation-socialisation.
- leur surveillance et leur suivi sanitaire : observations, suivi de croissance (mesures), gestion de la santé animale
(traitements si besoin).
Le technicien d’expérimentation animale a également en charge la constitution des populations ou lots d’animaux en
réponse aux commandes et critères des chercheurs et pour assurer le maintien des lignées (renouvellement de
génération). A travers l’organisation et le suivi de la reproduction, il s’agit d’identifier, de multiplier puis de trier et
sélectionner des individus en fonction de leurs caractéristiques morphologiques, développementales, physiologiques et
génétiques. L’enjeu est d’assurer la pérennité des populations en nombre et en qualité en tension avec le coût de leur
maintien.
La C22 recouvre les situations professionnelles liées :
- aux opérations de reproduction, depuis le choix des reproducteurs jusqu’au sevrage des jeunes : sélection des
reproducteurs, accouplements ou inséminations, surveillance des mères (suivi des mise bas), identification et suivi des
jeunes, prélèvement des individus inutiles.
- au suivi des lignées, avec dans certains cas, le génotypage.
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Mise en oeuvre de l'évaluation 17
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Mise en oeuvre de l'évaluation
UC 3 : Réaliser des interventions sur les animaux dans le cadre d’un protocole expérimental
31 - Effectuer des mesures et des tests auprès des animaux
32 - Réaliser des interventions directes sur les animaux
Cette capacité cible les actes et interventions techniques sur les animaux qui entrent dans le cadre des protocoles
d’expérimentations en vue de produire des données fiables, exploitables par les chercheurs.
Ces actes ou interventions recouvrent :
- Les interventions non invasives qui requièrent des manipulations réduites ou limitées et un contact minimal avec les
animaux, telles que les pesées (animaux, refus), les prises de température (animaux, locaux), la détermination des
masses grasses et maigres, les prélèvements d’urines et de fécès… ou encore les tests et études de comportement.
- Les interventions plus invasives sur les animaux, nécessitant davantage de manipulations et un contact plus prolongé
et appuyé : gavage, injections (intra veineuses, musculaires, sous-cutanées), administration de traitements,
prélèvements (organes, tissus…), anesthésies, antalgies. Les mises à mort des animaux, réalisées sous la
responsabilité d’un titulaire d’une habilitation de niveau I (concepteur), entrent dans cette catégorie d’interventions : les
procédures à utiliser et conditions à mettre en place conformes à l’éthique sont encadrées par la réglementation.
Dans les deux cas, les valeurs ou résultats issus des mesures, tests et/ou interventions réalisés sont systématiquement
recueillis et consignés.
Rappel des champs de compétences et situations professionnelles significative (SPS) de référence :
Le technicien animalier n’est pas un simple exécutant qui se contente d’appliquer le protocole à la lettre sans prise de
recul critique : au-delà de la réalisation des gestes et actes qui, pour certains, requièrent une technicité élevée, il est en
mesure d’organiser et d’effectuer son travail dans le respect du protocole et du bien-être des animaux. La relation à
l’animal est centrale dans toutes ses interventions : il s’ajuste aux réactions de l’animal dans sa façon de l’approcher, de
le contenir et de le manipuler et est constamment attentif à ses signaux de stress et de souffrance. Il est sensible à la
souffrance animale tout en gardant une distanciation nécessaire : en cas d’anomalie ou lorsqu’il estime qu’un point limite
concernant la souffrance animale a été atteint, il le signale à son responsable ou au chercheur et peut le conseiller sur
l’interruption d’une intervention en cours ou la mise à mort de l’animal. Dans tous les cas, il respecte la règlementation
relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques et les principes d’éthique de l’expérimentation
animale.
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Mise en oeuvre de l'évaluation
UC : $VVXUHUXQDSSXLWHFKQLTXHDX[H[SpULPHQWDWLRQV
1 - 5pDOLVHUODJHVWLRQGHVVWRFNVHWGHVPRXYHPHQWVG¶DQLPDX[
2 - (IIHFWXHUOHWUDLWHPHQWGHVGRQQpHVGHO¶H[SpULPHQWDWLRQ
Cette capacité recouvre ce que le technicien animalier a à faire dans le cadre des expérimentations, en-dehors des
interventions techniques sur les animaux, dans le cadre d’un travail en équipe sous la responsabilité de chercheurs. Il
intervient en assistance de ces derniers dans le déroulement des expérimentations et prend en charge le premier
traitement des résultats des expérimentations.
Rappel des champs de compétences et situations professionnelles significative (SPS) de référence :
Le technicien animalier assure l’approvisionnement de l’unité en consommables (matériels et fournitures), et dans
certains cas en animaux, nécessaires aux expérimentations pour éviter les ruptures de stocks et assurer la continuité
du service. Il assure le suivi des stocks et la traçabilité des mouvements d’animaux.
Il réalise également un travail de bureau qui fait suite aux prises de mesures et relevés de valeurs effectués au
laboratoire dans le cadre des expérimentations. Il s’agit de constituer des corpus/séries de données brutes fiables et
exploitables en alimentant des bases déjà existantes ou à créer, d’en vérifier la cohérence, et d’en faire un premier
traitement statistique, puis d’assurer une mise en forme adéquate de ces premiers résultats (tableaux, courbes,
graphiques, …) pour en rendre compte à l’écrit ou oralement à un tiers (chercheur, équipe, extérieur, etc.).
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Mise en oeuvre de l'évaluation
UC 5 : Assurer la qualité sanitaire de l’unité d’expérimentation animale
51 - Mettre en place des mesures d’hygiène et de prophylaxie sanitaire dans l’unité d’expérimentation
animale
52 - Réaliser l’entretien et la maintenance conditionnelle des matériels, des équipements et des espaces
d'élevage
La qualité sanitaire de l’environnement du travail est fondamentale pour préserver la bonne santé des animaux et
permettre l’obtention de données fiables pour la recherche. Le contrôle du microbisme suppose la définition et
l’application stricte des mesures de prophylaxie sanitaires (barrières sanitaires) pour soi-même, ses collègues et pour
les animaux. Le maintien de la propreté des matériels et des espaces d’élevage et d’expérimentation conditionne
l’ensemble de la conduite des autres activités de l’unité. En cas d’erreur, l’impact est direct et immédiat, aussi bien sur
les animaux que sur les études en cours.
Rappel des champs de compétences et situations professionnelles significative (SPS) de référence :
La capacité 51 renvoie à la définition du plan de prophylaxie sanitaire et à la mise en place de mesures visant à éviter
les contaminations microbiennes et à maintenir la qualité des conditions d’hygiène de l’unité. On est d’abord sur du
préventif et l’adoption de comportements professionnels permettant de se protéger soi et de protéger ses collègues et
les animaux de tout risque sanitaire. Mais on peut également être sur du curatif en cas d’incident ou de
dysfonctionnement qu’il faut alors réguler.
La capacité 52 cible les situations professionnelles liées à l’entretien courant et à la maintenance de premier niveau
qui requièrent le plus souvent le respect de procédures précises entrant dans une démarche qualité : nettoyage et
désinfection des cages, du matériel, des locaux et espaces d’élevage, vérification des équipements et réparations
mineures (changements de filtres…).
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Mise en oeuvre de l'évaluation 22
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COMPÉTENCES
Cette partie reprend le tableau des situations professionnelles significatives (SPS) organisées en champs de
compétences du référentiel professionnel du BP Technicien animalier en unité d’expérimentation et présente
sous forme de fiches un ensemble d’informations relatives au travail recueillies auprès de professionnels au
cours d’entretiens approfondis.
La compétence est une combinatoire de ressources – connaissances, savoir-faire, comportements… – que mobilise un
individu pour répondre de façon pertinente à une situation de travail donnée. Cette compétence est singulière et située :
elle est le fait d’un individu et ne peut s’exprimer qu’en situation de travail.
L’analyse du travail conduite auprès de professionnels permet en premier lieu de repérer des situations professionnelles
significatives (SPS), c’est-à-dire des situations reconnues comme particulièrement révélatrices de la compétence dans
l’emploi visé par le BP. Elle permet également d’identifier les ressources sur lesquelles s’appuient les professionnels pour
exercer avec compétence leurs activités.
Les informations ainsi recueillies sont classées et regroupées en ensembles homogènes autour des ressources
mobilisées et des finalités du travail : les champs de compétences. Chaque champ, qui rassemble des familles de
situations proches, fait l’objet d’une fiche, toujours structurée sur le même modèle. Y sont précisés :
- des éléments de contexte du travail : finalité du travail, responsabilité et autonomie du titulaire de l’emploi,
environnement de travail, indicateurs de réussite
- les ressources à mobiliser pour réaliser avec compétence le travail : savoir-faire, savoirs identifiés par les
professionnels, savoir-faire consolidés par l’expérience, comportements professionnels.
Les situations et les ressources décrites dans les fiches compétences ne constituent pas une liste exhaustive et peuvent
être adaptées au contexte local de l’activité. Ne sont retenues que celles qu’il paraît indispensable de maîtriser pour
exercer le travail dans une majorité de configurations d’emplois : les situations professionnelles significatives (SPS).
Les fiches compétences orientent le travail des équipes enseignantes pour l’élaboration de situations de formation et
d’évaluation, tout particulièrement pour les évaluations en situation professionnelle. Elles peuvent être utilisées comme
support de discussion avec les maîtres de stage ou d’apprentissage, au moment où se négocient avec ces derniers les
objectifs des périodes en milieu professionnel. Elles servent également de référence pour la validation des acquis de
l’expérience.
La définition des différentes rubriques de ces fiches figure en annexe.
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Compétences
Champs de compétences et situations professionnelles significatives
du BP Technicien animalier en unité d’expérimentation
Les situations professionnelles significatives (SPS) sont repérées lors de l’analyse du travail menée auprès de
professionnels, titulaires des emplois et supérieurs hiérarchiques. Parmi les critères utilisés pour leur détermination
figurent la complexité, la dimension critique ou encore la fréquence. Des aspects prospectifs relatifs à l’emploi visé, des
nécessités politiques ou réglementaires ainsi que des visées stratégiques, sociales ou éducatives, peuvent également
être prises en compte
Les SPS sont identifiées à l’aide d’un ensemble de questions telles que :
- Quelles situations de travail vous paraissent les plus difficiles ou délicates à maîtriser ?
- Quelles situations de travail ne confieriez-vous pas à un débutant ?
- Si vous deviez choisir un remplaçant, dans quelle(s) situation(s) de travail le placeriez-vous pour vérifier qu’il est
compétent ?
Par nature, ces SPS sont en nombre réduit. La personne qui les maîtrise peut mobiliser les mêmes ressources pour
réaliser toutes les activités en lien avec l’emploi visé
Le tableau suivant clôt le référentiel d’activités du BP. Il présente les situations professionnelles significatives de la
compétence d’une personne exerçant des activités spécifiques auprès des animaux dans dans un établissement
utilisateur, éleveur et fournisseur d’animaux à des fins scientifiques, c’est-à-dire les situations qui mettent en jeu les
compétences-clés du technicien animalier en unité d’expérimentation.
Toutes les SPS énoncées ci-dessus sont réalisées en intégrant la règlementation relative à la protection des animaux
utilisés à des fins scientifiques et les principes d’éthique de l’expérimentation animale.
Chaque champ de compétences fait l’objet d’une fiche descriptive, détaillée dans les pages suivantes.
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Champs
de compétences
Élevage des
animaux
Situations professionnelles significatives :
• Surveillance des animaux
• Réalisation du plan d’accouplement
• Constitution des lots d’animaux pour les expérimentations
Finalité :
Produire des animaux répondant aux exigences des protocoles de recherche.
Responsabilité / autonomie :
L’animalier de laboratoire travaille sous la responsabilité d’un supérieur hiérarchique généralement qualifié de «
responsable animalier » ou « responsable de l’animalerie ».
Dans le cadre d’un travail d’équipe, il organise rationnellement les différentes tâches qu’il doit effectuer, observe et
contrôle les animaux et les paramètres d’ambiance et rend compte à son supérieur du déroulement de toutes ses
activités.
Environnement de travail :
L’activité s’exerce au contact des animaux de laboratoire, dans des pièces à lumière artificielle et en atmosphère
contrôlée. En station de recherche les zones d’hébergement peuvent se rapprocher de celles d’un élevage
« traditionnel »
Dans tous les cas, les conditions d’hygiène draconiennes imposent le port d’une tenue de travail spécifique. Il est
indispensable de respecter scrupuleusement la réglementation et les consignes de sécurité afin de prévenir tous les
risques liés aux activités de maintenance (soins).
Dans toutes les unités de recherches animales les horaires de travail peuvent être décalés en fonction des besoins des
protocoles.
Indicateurs de réussite :
• Qualité de la réception et de la mise en lots des animaux
• Rigueur dans la distribution des rations alimentaires
• Rigueur et qualité des observations et de la surveillance des animaux
• Rigueur et qualité des observations relatives aux paramètres d’ambiance
• Application des consignes, des procédures internes et des procédures qualité
• Application rigoureuse de la réglementation et des normes d’hygiène et de sécurité
• …
Savoir-faire
• Appliquer les gestes et pratiques respectueux des normes d’hygiène : lavage des mains, masque…
• Repérer et signaler les anomalies en fonction de leur gravité
• Observer l’état et le comportement des animaux
• Repérer et diagnostiquer, chez les animaux, des signes externes d’accidents, de comportements anormaux ou
de stress
• Lire et utiliser des tableaux d’instructions sur les rations
• Lire et interpréter des étiquettes d’aliments
• Distribuer l’aliment manuellement ou approvisionner les distributeurs
• Apprécier l’état d’aliments stockés
• Réaliser les activités en utilisant les équipements de protection individuelle (EPI)
• Utiliser à dessein les EPI dans les activités de l’animalerie
• Réaliser l’entretien adapté à l’espèce
• Identifier les maladies courantes
• Saisir des données sur une application bureautique spécifique
• …
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Savoirs identifiés par les professionnels
• Règles d’utilisation des agents pathogènes
• Règles de la sécurité biologique
• Classification des agents OGM
• Principes et réglementation du bien être animal,
• Réglementation de l’éthique animale
• Fonctionnement et intérêt du comité d’éthique
• Biologie et en zootechnie
• Production de lignées animales (génétique...)
• Réglementation animale (règle des 3 R…)
• Contention et déplacement des animaux
• Ethologie
• Lecture et interprétation d’un certificat sanitaire
• Règlementation sur le transport des animaux
• Risques professionnels relatifs au secteur et au poste de travail
• Principales réglementations ou cahiers des charges relatifs à l’enregistrement des pratiques
• Traçabilité et d’assurance qualité
• Anatomie, physiologie et pathologie des animaux
• Types d’aliments, qualités et rôles dans la croissance et la santé des animaux
• Calculs de quantités, proportions, en poids et en volumes
• Liens entre stades de développement et besoins alimentaires
• Liens entre alimentation des animaux et qualité des produits
• Règles de sécurité et connaissance des EPI
• Risques pour la sécurité et la santé de l’homme
• …
Savoir-faire consolidé par l’expérience
• Identifier l’origine d’un comportement animal anormal
• Adapter son intervention en fonction d’une situation plus ou moins complexe
• Prendre une décision en fonction d’une situation plus ou moins complexe
• …
Comportements professionnels
• Avoir « l’œil animalier »
• Prévenir le responsable en cas d’anomalie
• Etre attentif aux signaux de souffrance des animaux
• Décrypter les comportements et réactions des animaux
• Garder une distance émotionnelle vis à vis des animaux d’expérimentation
• Maîtriser ses gestes et ses réactions envers les animaux
• …
Champs de compétences : Elevage et soins des animaux
Date : juillet 2019
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Champs
de compétences
Interventions sur les
animaux au sein
d’un protocole de
recherche
Situations professionnelles significatives :
• Recueil des mesures définies dans le protocole
• Mise en œuvre des études comportementales
• Réalisation de prélèvements sur les animaux (organes et tissus, sang, urine-fécès)
• Mise à mort des animaux
Finalité :
Mettre en œuvre des protocoles de recherche sur des animaux
Responsabilité / autonomie :
Le technicien animalier est supervisé dans l’accomplissement de ses tâches par un tuteur présentant les qualifications
et l’expérience adéquates, jusqu’à ce qu’il ait démontré qu’il possède les compétences requises en fonction des projets
mis en œuvre sur les espèces animales considérées. Il réalise les interventions ou réalise avec lui les interventions
selon les prescriptions, consignes et les exigences du protocole de recherche.
Il veille à ce que la douleur, souffrance, détresse d’un animal soit prise en compte lors d’une procédure expérimentale.
Il transmet toutes les informations utiles relatives aux problèmes de santé et de comportement des animaux. Il applique
et fait respecter la réglementation liée à l’expérimentation animale et à l’utilisation des OGM et des animaux par les
entrants dans l’animalerie (étudiants, chercheurs…).
Environnement de travail :
L’activité s’exerce au contact des animaux, dans des pièces dont les paramètres d’ambiance sont spécifiques des
animaux, contrôlables et ajustables.
Il est nécessaire de respecter scrupuleusement la réglementation et les consignes de sécurité afin de prévenir tous les
risques liés au travail.
Indicateurs de réussite :
• Rigueur et qualité des observations et de la surveillance des animaux entrants dans l’animalerie et lors d’une
manipulation
• Respect et maintien du bien être animal
• Respect des exigences du protocole expérimental, consignes et procédures
• Respect de la réglementation et des normes d’hygiène et de sécurité
• Respect de la chronologie des différentes tâches à effectuer
• Rigueur dans la gestion du temps
• Qualité relationnelle avec l’ensemble des acteurs…
• Rigueur dans le respect des règles de confidentialité
Savoir-faire
• Observer l’état et le comportement des animaux
• Appliquer les gestes et pratiques respectueux des normes d’hygiène et de sécurité : lavage des mains, port
des EPI…
• Réaliser des mesures et des prélèvements sur les animaux
• Pratiquer des soins pré opératoires
• Réaliser des analgésies et anesthésies
• Réaliser une contention
• Pratiquer des soins post opératoire
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• Pratiquer la mise à mort des animaux
• Repérer et diagnostiquer chez les animaux, des signes externes d’accidents, de comportements anormaux ou
de stress
• Repérer et signaler les anomalies en fonction de leur gravité estimée
• Repérer et signaler les situations inhabituelles
• S’exprimer oralement de façon claire et précise
• Prendre des notes, relever des éléments intermédiaires
• Mettre en œuvre, en accord avec le responsable, les moyens curatifs adaptés à un problème identifié
• Préparer l’élimination des déchets selon la réglementation et/ou les procédures en vigueur…
Savoirs identifiés par les professionnels
• Principes de production de lignées animales (génétique, reproduction…)
• Ethologie
• Biologie, anatomie, physiologie et pathologie des animaux
• Règles de la sécurité biologique
• Techniques de prélèvement de fluides et d’organes, greffes et transplantations
• Classification des agents OGM, des déchets
• Règles du bien être animal, de l’éthique animale
• Fonctionnement et rôle du comité d’éthique
• Réglementation animale
• Normes de qualité et hygiène
• Contention et du déplacement des animaux
• Règle des 3 R
• Traçabilité et d’assurance qualité
• Acteurs de l’entreprise rôle de chacun (vétérinaires, autres services…)
• Risques pour la sécurité et la santé de l’homme
Savoir-faire consolidé par l’expérience
• Adapter son travail en fonction de l’évolution du protocole d’expérimentation et la demande des chercheurs
• Le cas échéant, associer à son travail et/ou guider des personnes non qualifiées
• Adapter sa communication à la situation professionnelle
• Identifier les maladies courantes et intervenir si nécessaire
• …
Comportements professionnels
• Respecter strictement le protocole
• Prévenir le responsable en cas d’anomalie
• Etre attentif aux signaux de souffrance des animaux
• Décrypter les comportements et réactions des animaux
• Garder une distance émotionnelle vis à vis des animaux d’expérimentation
• Maîtriser ses gestes et ses réactions envers les animaux
• Respecter scrupuleusement les règles de confidentialité liées à ses activités, pendant et en dehors du travail
Champs de compétences : Interventions sur des animaux au sein d’un protocole de recherche
Date : juillet 2019
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Champs
de compétences
Assistance
au déroulement
d’une
expérimentation
Situations professionnelles significatives :
• Inventaire des matériels et fournitures
• Réception des animaux
• Tenue des registres des animaux
• Contrôle de faisabilité technique et de la validité éthique d’un protocole
• Restitution des premiers résultats de l’expérimentation
Finalité :
Contribuer à la qualité et à la continuité du dispositif expérimental
Responsabilité / autonomie :
L’animalier de laboratoire travaille sous la responsabilité d’un supérieur hiérarchique généralement qualifié de «
responsable animalier » ou « responsable de l’animalerie ».
Il travaille sous la responsabilité de chercheurs au sein d’une équipe de recherche et la mise en œuvre d’un ou
plusieurs protocoles de recherche lui est confiée simultanément. Il a en charge la gestion des stocks de consommables
et dans certains cas de l’approvisionnement en animaux, nécessaires aux expérimentations. Il est autonome dans
l’enregistrement des flux.
Le degré d’autonomie est variable selon les structures : soit un budget lui est confié et il négocie et effectue les
commandes soit un responsable auquel il transmet les besoins identifiés réalise les commandes.
Il prend en charge le premier traitement des séries de données issues de la mise œuvre des protocoles. Il est
responsable de la fiabilité des séries de données et de leur mise en forme.
Environnement de travail :
Les activités plutôt de type technico-administratif se déroulent pour l’essentiel au bureau. Suivant les organisations de
travail au sein des structures, la localisation des lieux de stockage varie et les réglementations afférentes varient en
conséquence. La réception des animaux requiert de respecter la réglementation et les consignes de sécurité adaptées
à la manipulation des animaux.
Indicateurs de réussite :
• Validité et fiabilité des enregistrements des flux
• Mise à disposition de données exploitables et fiables
• Organisation et clarté de la présentation des données
• Observation rigoureuse du comportement des entrants dans l’animalerie
• Absence de rupture de stocks
• Stockage optimisé des produits
• Mise à disposition du matériel adapté
• …
Savoir-faire :
• Contrôler physiquement les livraisons
• Repérer, chez les animaux réceptionnés, des anomalies ou comportements inhabituels
• Réaliser l’inventaire
• Enregistrer les flux
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• Organiser le stockage
• Déterminer un niveau d’alerte pour déclencher une commande
• Classer et ranger les documents liés aux mouvements et aux flux des consommables
• Enregistrer et organiser les données
• Repérer les erreurs d’enregistrement
• Vérifier la cohérence des corpus de données
• Réaliser le traitement des données à l’aide de logiciels
• Mettre en forme des données à l’aide de logiciels
• Présenter à l’écrit ou oralement les premiers résultats d’une expérimentation
• …
Savoirs identifiés par les professionnels
• Risques liés à la manipulation et au stockage pour la sécurité et la santé de l’homme
• Notion de traçabilité et d’assurance qualité : rôle et utilisation des différents documents
• Notion de coût de revient d’une expérimentation
• Méthodes de gestion des stocks
• Conditions de stockage et de conservation des produits et matériels
• Signification des pictogrammes et symboles normalisés
• Lecture d’étiquettes
• Notion de statistiques descriptives
Savoir-faire consolidé par l’expérience
• Gérer un budget dédié aux approvisionnements
• Négocier des achats avec des fournisseurs
• Utiliser des tests de significativité
• …
Comportements professionnels
• Rester vigilant vis-à-vis des animaux réceptionnés
• Faire preuve de rigueur et de méthode dans les enregistrements : tenue des registres ; constitution de séries
de données…
• Travailler en équipe
• Maintenir une attention soutenue lors de l’enregistrement des données
• Tenir son rôle et sa place d’assistant face aux chercheurs
• Partager ses réflexions, ses interrogations, demander des explications
• Respecter scrupuleusement les règles de confidentialité liées à ses activités, pendant et en dehors du travail
Champs de compétences : Assistance au déroulement d’une expérimentation
Date : juillet 2019
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Champs
de compétences
Hygiène et
prophylaxie de
l’unité
d’expérimentation
animale
Situations professionnelles significatives :
• Stérilisation des matériels
• Changement des cages sous "poste de sécurité microbiologique"
• Mise en place d’un plan de prophylaxie sanitaire
Finalité :
Maintenir la qualité sanitaire et la fonctionnalité des locaux, matériels et équipements
Responsabilité / autonomie :
L’animalier de laboratoire travaille sous la responsabilité d’un supérieur hiérarchique généralement qualifié de «
responsable animalier » ou « responsable de l’animalerie ».
Il organise rationnellement les différentes tâches qu’il a à effectuer dans le respect des normes d’hygiène et de sécurité
et rend compte à son supérieur de leur déroulement. Il consigne tous les actes pour assurer la traçabilité du programme
de recherche.
Environnement de travail :
Lorsqu’elle s’exerce au contact des animaux de laboratoire, l’activité se déroule dans des pièces « noires » à lumière
artificielle et en atmosphère contrôlée. En station de recherche, le nettoyage des boxes se rapproche du travail réalisé
par l’éleveur en entreprise agricole. Dans tous les cas les conditions d’hygiène draconiennes imposent le port d’une
tenue de travail spécifique et l’animalier est exposé aux bruits et aux odeurs inhérents aux lieux de vie des animaux. Il
est indispensable de respecter scrupuleusement la réglementation et les consignes de sécurité afin de prévenir tous les
risques liés aux activités d’entretien du matériel et des locaux
Dans toutes les unités animales de recherches les horaires de travail peuvent être décalés en fonction des besoins des
protocoles.
Indicateurs de réussite :
• Respect de la chronologie des opérations visant à l’entretien de l’animalerie
• Rigueur dans la gestion du temps
• Qualité du nettoyage des cages, box et des locaux
• Qualité de l’entretien du matériel et des installations
• Chronologie des opérations visant à la maintenance de l’animalerie
• Respect et maintien des conditions du bien être animal
• Respect des consignes, des procédures internes et des procédures qualité
• Respect de la réglementation et des normes d’hygiène et de sécurité
• Technicité de la manipulation et précision des gestes pour respecter le bien être animal…
Savoir-faire
• Appliquer les normes d’hygiène et de sécurité : lavage des mains, port des EPI…
• Définir des mesures de prophylaxie
• Réaliser le change des animaux
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• Repérer les risques sanitaires dans l’unité
• Régler chaque matériel suivant les consignes
• Lire, interpréter les cadrans de contrôle des différents appareils
• Identifier les risques liés à l’activité et en tenir compte dans la préparation et la réalisation du travail
• Utiliser l’autoclave et les autres matériels d’animalerie
• Assurer l’entretien courant du matériel et changer les consommables
• Ranger les matériels en fin d’activité
• Manipuler les animaux,
• …
Savoirs identifiés par les professionnels
• Vocabulaire technique lié à l’activité professionnelle
• Règles de secourisme
• Postures permettant une économie de l’effort
• Réglementation en vigueur sur la santé et la sécurité au travail
• Méthodes et techniques de contrôle des divers paramètres d’ambiance
• Méthodes et techniques de stérilisation
• Principes à respecter dans la conception d’un plan de prophylaxie sanitaire
• Risques spécifiques liés à l’utilisation certains matériels (autoclave…)
• Règles de sécurité et connaissance des EPI adaptés aux travaux
• Connaissance des risques pour la sécurité et la santé de l’homme
• Règles sur le transport des animaux
• Réglementation sur l’élimination des déchets (animaux, médicaments, litières, effluents...).
• …
Savoir-faire consolidé par l’expérience
• Adapter son intervention en fonction d’une situation plus ou moins complexe
• Anticiper et raisonner le déroulement de son activité pour préparer le matériel et les installations
• Estimer le temps global nécessaire pour chaque opération
• Repérer les dysfonctionnements
• Diagnostiquer les pannes et les dysfonctionnements les plus courants et suspendre le travail si nécessaire
• Mettre en œuvre, en autonomie, les moyens adaptés à la résolution d’un problème identifié
• Anticiper les pannes
• …
Comportements professionnels
• Respecter l’organisation prescrite, les horaires, le rythme de travail, les procédures et les consignes
• Faire preuve de rigueur et de méthode dans l’exécution des tâches
• Appliquer constamment les principes de prudence, d’économie de l’effort dans la manipulation des produits du
matériel et des équipements
Champs de compétences : maintenance de l’unité animale
Date : juillet 2019
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-> Cadrage national du plan d’évaluation du BP TAUE
-> Fiche UCARE
-> Définition des rubriques d’une fiche de descripteurs de compétences d’un diplôme
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Annexe 1 : Cadrage national du plan d’évaluation du BP Technicien animalier en unité d’expérimentation
Critères qui s’imposent
Capacité globale Capacité à évaluer
(Ce qui doit être pris en compte dans la situation pour évaluer la capacité à certifier)
• Appropriation des processus physiologiques régissant le fonctionnement des organismes animaux
Le candidat a intégré les caractéristiques du fonctionnement des êtres vivants à leurs différents niveaux
C11- Développer une
d’organisation et les met en relation avec les besoins des animaux dans les espaces d’élevage et/ou
culture professionnelle en d’expérimentations
UC 1
lien avec le vivant
Se situer en tant • Appropriation de repères éthologiques
que Le candidat construit une relation à l’animal respectueuse de son bien-être et de ses besoins éthologiques
professionnel
dans l’expéri- • Contextualisation de l’expérimentation animale
mentation
C12- Se positionner en tant
animale Le candidat caractérise la place et le rôle de l’expérimentation animale dans la recherche
que professionnel dans le
milieu de • Construction d’une position professionnelle
l’expérimentation animale
Le candidat élabore une position professionnelle éthique tenant compte de sa double identité d’éleveur et
d’expérimentateur
UC 2 • Diagnostic de l’état des animaux
Le candidat apprécie par ses observations l’état physiologique et sanitaire des animaux et évalue leurs besoins
Elever des C21- Réaliser les soins
animaux pour • Réalisation des interventions
courants et le suivi des
Le candidat répond aux besoins des animaux : il met en place les conditions nécessaires à leur croissance et à leur
les animaux
confort
expérimenta-
tions
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• Elaboration d’un plan de production
C22- Constituer les
populations d’animaux A partir d’une commande et de l’activité de l’unité, le candidat organise les accouplements
supports des
• Réalisation des interventions
expérimentations
Le candidat met en œuvre les opérations en lien avec la reproduction et/ou le suivi de lignées
• Réalisation des mesures et/ou tests
C31- Effectuer des mesures
Le candidat effectue les mesures et tests demandés dans le cadre du protocole
UC 3 et tests auprès des
animaux • Observation des animaux
Réaliser des
interventions Le candidat évalue l’état et les réactions des animaux en cours d’expérimentation et agit en conséquence
sur les animaux
dans le cadre • Manipulation
d’un protocole C32- Réaliser des
Le candidat approche et manipule les animaux dans le respect du bien-être de l’animal et de la sécurité
expérimental interventions directes sur
les animaux • Réalisation des interventions
Le candidat effectue les gestes techniques requis par le protocole
UC 4 • Diagnostic des besoins
Assurer un C41- Réaliser la gestion des Le candidat identifie et prévoit les matériels, fournitures et les animaux nécessaires aux expérimentations en cours
appui technique stocks et des mouvements ou à venir et à la continuité du service
aux d’animaux
• Suivi des stocks et des flux
expérimenta-
tions Le candidat assure la traçabilité des entrées et sorties des matériels, des fournitures et des animaux
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• Constitution et traitement des séries des données
C42- Effectuer le
Le candidat organise les données recueillies en labo et effectue un premier traitement statistique
traitement des données de
l’expérimentation • Mise en forme et présentation des données
Le candidat met en forme les données produites et les présente
UC 5 • Diagnostic des risques sanitaires
C51- Mettre en place des
Le candidat identifie les risques sanitaires dans l’unité
Valoriser les mesures d’hygiène et de
produits ou prophylaxie sanitaire dans • Définition et mise en œuvre de mesures de prophylaxie sanitaire
services de l’unité d’expérimentation
l’entreprise Le candidat met en place des barrières sanitaires visant à éviter les contaminations microbiennes/maintenir la
qualité sanitaire/l’hygiène de l’unité
C61- Intitulé à définir par • Critères à définir par les centres
UC 6-UCARE
les centres
Intitulé à définir
par le centre C62- Intitulé à définir par • Critères à définir par les centres
les centres
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Annexe 2 : fiche UCARE
UCARE
Prescriptions
L’UCARE est évaluée en situation professionnelle, au travers d’une situation d’évaluation qui permet de
mettre en en évidence le développement de la capacité visée.
CX : Mettre en œuvre ou Réaliser …. à compléter
Critères Indicateurs
Critère 1
C X1 : Critère 2
Critère 1
C X2 :
Critère 2
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Annexe 3 :
Définition des rubriques d’une fiche de descripteurs
de compétences d’un diplôme
Les définitions suivantes sont celles des rubriques d’une fiche de descripteurs de compétences.
Une fiche de compétences permet de décrire les ressources mobilisées par un professionnel1 expérimenté
quand il maîtrise les situations professionnelles correspondant à un domaine d’activité ou à un ensemble
d’activités ayant la même finalité, dont on considère qu’elles relèvent d’un champ de compétences
particulier. Elle donne également un certain nombre d’informations sur les situations professionnelles et
leurs conditions de réalisation.
Fiche relative à [un champ de compétences donné]
Ex. : Commercialisation des produits de l’exploitation – Intervention sur le végétal – Soins aux animaux –
Encadrement d’équipe – Organisation du travail – Gestion économique et administrative
Elles ont été identifiées par des investigations de terrain dans la phase amont
d’analyse des emplois et d’analyse du travail
Situations professionnelles Elles représentent les situations-clés qui rendent particulièrement compte de la
significatives compétence du titulaire de l’emploi. En conséquence elles sont peu nombreuses ; il
ne s’agit pas d’une liste exhaustive des situations professionnelles relevant de ce
champ.
Exemples :
- Réglage des paramètres avant démarrage
- Ajustement des activités en cours de travaux
Finalité :
Expression globale et synthétique de la finalité du travail pour le professionnel titulaire de l’emploi, c’est-à-dire une
formulation qui précise les grands objectifs à atteindre ou à maîtriser par une mise en œuvre contextualisée des activités
concernées par la fiche.
Exemple : Rationaliser et optimiser ses interventions et celles de son équipe pour atteindre le résultat recherché en tenant
compte des contraintes et des objectifs de l’entreprise ou de l’organisation
Responsabilité / autonomie :
Description synthétique du niveau de responsabilité du professionnel (nature de la responsabilité, personne à qui il rend compte
de son activité, risques encourus…).
Degré d’autonomie : latitude du professionnel pour décider et agir sur son travail et sur les activités de l’entreprise ou de
l’organisation.
Ces éléments doivent être ciblés sur les activités de la fiche, certains d’entre eux ayant déjà été traités globalement à l’échelle
de l’emploi dans le référentiel professionnel.
Environnement de travail :
Description des principaux éléments du contexte dans lequel se déroulent les activités, pouvant avoir des conséquences sur
l’organisation et la réalisation du travail, sur les conditions de travail
Exemples : travail en extérieur soumis aux intempéries, travail en flux tendus, conditions d’ambiance particulières (froid,
humidité, bruit…)
1
Le terme « professionnel » est employé dans ce contexte pour désigner la personne qui exerce les activités visées par
le titre.
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Indicateurs de réussite :
Eléments observables ou mesurables permettant de considérer que le résultat du travail est conforme à ce que l’on peut attendre
d’un professionnel titulaire de l’emploi.
Ces indicateurs permettent de situer la performance attendue du professionnel confirmé (niveau de maîtrise et de responsabilité
dans l’atteinte du résultat). Les indicateurs soumis à beaucoup d’autres facteurs ou représentatifs à trop long terme du résultat
du travail ne sont pas indiqués.
Exemples :
- respect du cahier des charges
- remise en état et rangement des locaux, du matériel et du chantier
Les indicateurs ne doivent pas être confondus avec les critères d’évaluation pour la certification, notamment parce qu’ils
permettent de situer la performance d’un professionnel expérimenté - non d’un débutant - mais ils peuvent constituer des
repères pour les formateurs dans la construction des grilles d’évaluation.
Les rubriques suivantes présentent les « ressources » : savoirs, savoir-faire et comportements mobilisés par le titulaire de
l’emploi dans les situations professionnelles de référence.
Remarque : certaines de ces ressources peuvent également être mobilisées dans des situations qui relèvent d’autres champs
de compétences. On les retrouvera alors également dans les fiches correspondantes car chacune de ces fiches doit pouvoir
être lue indépendamment des autres.
Savoir-faire Savoirs identifiés par les professionnels
Ensemble des savoir-faire techniques et pratiques mis
en œuvre dans le travail et indispensable à la maîtrise La liste des savoirs qui figure dans cette rubrique est constituée à
des situations professionnelles de la fiche. Leur liste partir des données recueillies au cours des entretiens. Il s’agit des
n’est pas exhaustive, elle correspond aux savoir-faire savoirs qui ont été cités par les titulaires des emplois et par leurs
identifiés par l’analyse du travail. supérieurs hiérarchiques.
Exemples : Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de tous les savoirs mobilisés
- identifier les risques encourus à son poste de travail dans l’activité professionnelle ni du résultat d’un travail de
- assurer la maintenance et l’entretien du matériel didactique.
- enregistrer les données liées à la conduite de la
production
- prendre en compte les conditions météorologiques
- effectuer un traitement phytosanitaire
- effectuer le réglage des machines…
Savoir-faire consolidés par l’expérience Comportements professionnels
Ces savoir-faire, en général complexes, demandent du Ensemble d’attitudes, de savoir-être qui interviennent dans l’activité
temps et de l’expérience pour être acquis en totalité. et participent de la compétence globale. Seuls les éléments essentiels
Leur maîtrise distingue souvent le professionnel pour la maîtrise des situations professionnelles sont indiqués dans
expérimenté du débutant. cette rubrique.
Le plus souvent, seules les bases permettant de
développer ces savoir-faire pourront être acquises en Attention : cette rubrique ne décrit pas des aptitudes ou des qualités
formation. Ces savoir-faire ne sont pas visés par personnelles, éléments qui ne sont pas retenus dans les diplômes du
l’évaluation en formation. Ils peuvent servir de repères MAAF.
pour la VAE. Les comportements professionnels peuvent être développés par la
formation ou par l’expérience.
Exemples :
- élaborer de nouvelles recettes, faire évoluer la gamme Exemples :
de produits - veiller en permanence à la sécurité
- anticiper les accidents de fabrication - être attentif aux souhaits des clients
- détecter rapidement les animaux présentant un - faire preuve de rigueur à toutes les étapes du process
potentiel - veiller au respect des délais…
- adapter les prestations aux évolutions de la
clientèle…
39
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Ministère de l’agriculture et de l’alimentation
Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche
Sous-direction des politiques de formation et d’éducation
Bureau des diplômes de l’enseignement technique
78 rue de Varenne - 75349 Paris 07 SP
Juillet 2019
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Questions fréquentes sur le référentiel
À quoi sert le référentiel du BP Animalier ?
Le référentiel définit officiellement les compétences à acquérir, les épreuves, les coefficients et les critères d'évaluation. C'est le document de base pour comprendre ce que le jury attend de toi.
Le référentiel change-t-il souvent ?
Les référentiels sont réformés tous les 5 à 10 ans en moyenne. Vérifie toujours que tu travailles sur la version en vigueur pour ta session d'examen.
Comment utiliser le référentiel pour réviser ?
Liste les compétences à valider pour chaque épreuve et vérifie que tes révisions les couvrent toutes. Utilise les grilles d'évaluation pour comprendre comment tu seras noté(e).
Où trouver le référentiel officiel ?
Le référentiel est publié sur Éduscol et le site du Ministère de l'Éducation nationale. Tu peux aussi le télécharger gratuitement sur cette page au format PDF.